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La France n'arrêtera pas l'ex-porte-parole du TPIY, Florence Hartmann, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt du tribunal pour outrage à la cour. Paris a expliqué ne disposer "d'aucun fondement juridique pour asseoir une éventuelle coopération".

"Les textes qui organisent la coopération entre le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la France ne s'appliquent qu'aux crimes graves que ce tribunal a pour mission de juger", a ajouté le ministère français des Affaires étrangères.

Le TPIY a émis mi-novembre un mandat d'arrêt contre Mme Hartmann car elle a refusé de payer une amende de 7000 euros à laquelle elle avait été condamnée en 2009. Le tribunal a transformé cette amende en une peine de sept jours de prison et a demandé aux autorités françaises d'arrêter et de transférer Mme Hartmann à La Haye.

Srebrenica

Ancienne correspondante du journal français "Le Monde" dans les Balkans, Florence Hartmann a été la porte-parole du procureur du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006.

Dans son livre "Paix et Châtiment" publié en 2007, elle mentionnait deux décisions confidentielles rendues par la cour d'appel du TPIY dans le cadre du procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic, qui auraient permis, selon elle, de prouver l'implication de l'Etat serbe dans le massacre de Srebrenica qui a coûté la vie à près de 8000 Bosniaques en 1995.

ATS