Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Une nouvelle affaire liée au trafic de viande de cheval découverte (photo symbolique)

KEYSTONE/EPA/FLORIAN SCHUH

(sda-ats)

Un vaste trafic de viande de cheval en Europe a été démantelé dans le cadre d'une enquête menée en Espagne, a révélé dimanche Europol. Des ramifications ont été découvertes dans huit pays, dont la Belgique où le cerveau du réseau a été arrêté, et la Suisse.

Dans le cadre de cette enquête, "65 personnes ont été arrêtées en Espagne et poursuivies pour des délits tels que la maltraitance animale, la production de faux, des atteintes à la santé publique, le blanchiment d'argent et l'appartenance à une association de malfaiteurs", a précisé l'agence européenne de police dans un communiqué.

L'enquête avait démarré l'an passé en Espagne à la suite de la détection par la garde civile d'activités suspectes en lien avec le marché de la viande de cheval. En avril dernier, les forces de l'ordre avaient déclenché des opérations contre un réseau de trafic de viande de cheval inapte à la consommation.

Selon le quotidien espagnol El Pais, l'opération visait surtout un courtier néerlandais en viandes, poursuivi par la justice française dans le scandale dit des lasagnes à la viande de cheval qui avait déjà touché plusieurs pays européens en 2013.

Dimanche, Europol a évoqué "un homme d'affaires néerlandais", interpellé dans la station balnéaire de Calpe, près d'Alicante. L'agence précise aussi qu'il était lui même en lien avec le cerveau de l'opération, également un Néerlandais, installé en Belgique.

Opération menée en Suisse

Dans un premier temps, 25 personnes avaient été arrêtées en Espagne et selon Europol, l'enquête a mené bien au-delà des frontières espagnoles.

Des opérations ont aussi été menées de façon coordonnée en Suisse, en Belgique, en France, au Portugal, en Italie, en Roumanie et en Grande-Bretagne. Des comptes en banque ont été gelés et des biens immobiliers saisis, de même que cinq voitures de luxe.

La première affaire, qui avait démarré au Royaume-Uni début 2013, avait mis en lumière la complexité et l'opacité des circuits d'approvisionnement et de transformation.

Plusieurs grandes marques de surgelés avaient été touchées, dans un contexte de tromperie massive portant sur 750 tonnes de viande écoulée dans 13 pays européens, soit 4,5 millions de plats cuisinés, avait révélé à l'époque l'autorité française antifraudes.

ATS