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Le trafic ferroviaire était fortement perturbé jeudi soir en France après qu'un déséquilibré a poignardé un contrôleur dans le train Lyon-Strasbourg. Cette agression a conduit à des arrêts de travail spontanés des cheminots, entraînant la pagaille sur une grande partie du réseau SNCF.

Le contrôleur Bernard Mortelier, 54 ans, a reçu huit coups de couteau: deux à la tête, deux à l'abdomen, un au flanc et trois au bras, a indiqué la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Transporté par hélicoptère au centre hospitalier régional et universitaire de Besançon, dans l'est de la France, il a subi une intervention chirurgicale au cours de laquelle "l'ensemble des lésions ont été traitées". Le CHU a qualifié jeudi soir son état de "stable", précisant qu'il avait été placé en réanimation.

Un "déséquilibré"

L'auteur présumé des coups a été présenté par la SNCF comme un "déséquilibré". "Informé qu'il allait être verbalisé", il se serait tailladé les poignets avec un couteau avant d'agresser le contrôleur, pendant qu'un de ses collègues évacuait les passagers vers une autre voiture.

L'agresseur a été remis aux gendarmes en gare de Clerval (Doubs), à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Besançon, et placé en garde à vue. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative de meurtre aggravé.

Les syndicats ont condamné une agression "intolérable" et souligné la nécessité de maintenir une forte présence humaine dans les trains et les gares.

Colère des cheminots

Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Aquitaine et Poitou-Charente, pratiquement 100% des contrôleurs ont fait jouer leur droit de retrait, et le trafic ferroviaire était fortement perturbé dans plusieurs autres régions.

En Alsace, où était basé le contrôleur agressé, 80% des trains ont été supprimés, et 70% en Lorraine, selon la SNCF. Aucun train ne devait circuler dans la nuit de jeudi à vendredi. Les perturbations devaient durer jusqu'à vendredi à la mi-journée.

ATS