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Le dernier convoi de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne a entamé mercredi son périple de plus de 1500 km après avoir quitté le terminal ferroviaire du groupe Areva à Valognes, malgré de violents affrontements entre les forces de l'ordre et les militants antinucléaires.

Au milieu de la nuit, le convoi roulait vers Reims et devait rejoindre ensuite Rémilly près de Metz, où Aréva et la SNCF ont prévu trois trajets différents à destination de l'Allemagne pour tenter d'éviter les actions des manifestants, a indiqué le Réseau Sortir du nucléaire dans un communiqué.

Au départ de Valognes, des heurts survenus le long de la voie ferrée, à quelques kilomètres du terminal, ont fait au moins trois blessés légers - un gendarme et deux manifestants - et entraîné seize arrestations, selon la préfecture.

Des dégâts ont été commis sur les voies ferrées, avec un rail soulevé et des boîtiers électriques incendiés. "Mais la voie a été réparée en temps voulu", a précisé le préfet de la Manche Adolphe Colrat.

Seize militants, dont six femmes, ont été interpellés au cours de la journée et placés en garde à vue, a déclaré le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard. Un fourgon de CRS a brûlé, non loin des voies, près de Valognes, après avoir été "a priori" incendié par des manifestants munis de cocktails molotov, selon la préfecture.

Areva a dénoncé les démonstrations de violences "inacceptables" qui "ont perturbé le fonctionnement de toute une région". "C'est incompréhensible puisque ces déchets qui sont issus des combustibles usés doivent retourner dans leur pays d'origine", a déclaré Christophe Neugnot, porte-parole d'Areva.

Gaz lacrymogènes et matraques

Le mouvement Greenpeace et l'organisation Robin des Bois se sont distancés du collectif "Valognes Stop Castor" qui avait installé un camp près de Valognes et mobilisé 200 à 250 personnes selon la préfecture, 400 à 500 selon les organisateurs, surtout des Français mais aussi des Anglais, Allemands, Espagnols et Belges.

En début de matinée, les forces de l'ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes et parfois employé leurs matraques pour déloger les militants qui essayaient de dégrader la voie ferrée. Plus de 3000 gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité de convoi sur la partie française.

En Allemagne, plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont attendus contre ces convois appellés, outre-Rhin, "Castors" - du sigle qui désigne ces conteneurs en anglais: Cask for Storage and Transportation of Radioactive Material.

ATS