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Neymar qui en vient aux mains avec un coéquipier de Barcelone à l'entraînement, Neymar qui annule un événement promotionnel en Chine... Le nom de la star brésilienne est sur toutes les lèvres.

S'il voulait s'entraîner à l'abri des regards, c'est raté. Les images de son altercation avec le latéral Nelson Semedo, pendant la tournée du Barça aux Etats-Unis, ont aussitôt été diffusées par le Daily Mail vendredi et relancent une machine médiatique qui n'en demandait pas tant, alors que le Paris Saint-Germain s'active pour obtenir le transfert de la star brésilienne.

La scène est un peu confuse, mais on y voit Neymar s'accrocher avec son coéquipier. Retenu par les autres joueurs catalans, il jette ensuite sa chasuble et quitte le terrain. "Dans le contexte actuel des discussions autour de ce transfert, l'événement est loin d'être anodin", a aussitôt embrayé le quotidien sportif L'Equipe.

A Miami, le capitaine du Barça Andrés Iniesta a minimisé l'incident en conférence de presse, à la veille du "Clasico" contre le Real Madrid et en a profité pour plaider la cause du Barça. "C'est vrai, il s'est passé quelque chose, mais cela arrive à l'entraînement", a-t-il confirmé.

"Nous voulons que (Neymar) reste (...) Il vaut plus que 200 ou même 300 millions d'euros, son style de jeu convient parfaitement à notre équipe et il ne peut que progresser en restant avec nous", a relevé l'international espagnol.

Fair-play financier

La somme la plus souvent évoquée dans la presse, la clause libératoire de Neymar fixée à 222 millions d'euros, serait évidemment du jamais-vu dans le monde du football. Bien au-delà du record des 105 millions d'euros dépensés en 2016 pour le transfert de Paul Pogba de la Juventus à Manchester United.

Si le PSG réalisait l'opération, il faudrait qu'il tente de la rendre compatible avec les règles du fair-play financier de l'UEFA, qui limitent à 30 millions d'euros les pertes d'un club sur trois ans. En attendant, chacun cherche des signaux de fumée pour savoir de quel côté penchera définitivement la balance.

Parmi eux, l'annonce de l'annulation d'une opération promotionnelle de la star brésilienne en Chine a fait bondir. "Neymar et (son) équipe étant occupés à gérer une affaire de transfert, il ne peut garantir sa présence lors de la rencontre prévue le 31 juillet à Shanghai. Celle-ci est donc annulée", explique le voyagiste chinois Ctrip sur le réseau social Weibo.

Le journaliste brésilien Marcelo Bechler qui a lancé le feuilleton Neymar le 18 juillet, en annonçant un accord avec Paris, est plus prudent. "Selon l'entourage de Neymar, l'événement de Ctrip n'avait pas obtenu l'assentiment du joueur", écrit-il sur Twitter, et l'attaquant est toujours censé se rendre en Chine en début de semaine pour d'autres opérations commerciales.

Jonglage et autographes

Au Barça, résignés ou pas, les joueurs se succèdent pour souligner l'importance de l'attaquant dans l'effectif. "Nous voulons qu'il reste", a lui aussi martelé Luis Suarez, présent en conférence de presse aux côtés d'Iniesta.

Mais l'Uruguayen qui forme avec Neymar et Lionel Messi le "MSN", le trident offensif le plus redouté d'Europe, a surtout espéré que le feuilleton allait rapidement prendre fin. "Plus tôt il clarifiera la situation, mieux cela sera pour nous et pour lui, il faudra qu'il parle quand il se sentira prêt et je lui apporterai mon soutien en tant que coéquipier", a-t-il assuré.

L'intéressé garde lui le silence le plus complet: il a participé vendredi en fin de matinée à Miami à une opération de promotion pour son équipementier Nike. Il a jonglé avec un ballon, signé des autographes et échangé quelques mots avec des centaines de fans, mais n'a surtout pas évoqué son avenir ou son éventuel transfert vers le Paris SG.

ATS