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Travail.Suisse appelle à un assouplissement de la politique des contingents de travailleurs étrangers pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre. Le syndicat veut cependant que cette ouverture soit contrôlée, afin de ne pas dégrader les conditions de travail.

Le thème est sensible, mais Travail.Suisse a décidé d'en parler maintenant, car le syndicat pense qu'il va rapidement figurer dans l'agenda politique. "On pourrait se taire pour ne pas inquiéter la population, mais on sait qu'il y a des pressions des milieux économiques pour plus d'ouverture", a expliqué mardi Martin Flügel, président de Travail.Suisse.

Conditions

Pour le syndicat, une ouverture plus large aux travailleurs étrangers doit remplir plusieurs conditions: un contrôle strict des salaires et des conditions de travail, des mesures de formation obligatoire pour les étrangers. Travail.Suisse réclame également que ce ne soit plus seulement le Conseil fédéral qui décide de la politique d'admission.

Il propose ainsi la création d'une commission fédérale associant les partenaires sociaux. L'organisation souhaite une politique d'intégration qui permettrait une "adaptation réciproque" entre la société et les étrangers.

Travail.Suisse veut également assouplir la régulation des sans-papiers et "permettre l'accès à l'apprentissage pour les jeunes dans cette situation. Actuellement, il y a environ 100'000 sans-papiers travaillant en Suisse, selon le syndicat qui dénonce une "réelle hypocrisie".

ATS