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Travail.Suisse tire un bilan mitigé des négociations salariales 2012. La centrale syndicale, qui défend les intérêts de 170'000 travailleurs, annonce des hausses nominales de salaires comprises entre 0,3% et 2,5% selon les branches à compter du début de l'an prochain.

La négociation est intervenue dans un contexte empreint d'incertitude économique croissante, a relevé mercredi à Berne Travail.Suisse. Cet environnement a porté préjudice "à la situation actuellement plutôt bonne de nombreuses branches et entreprises". Les augmentations varient passablement d'un secteur à l'autre.

Compte tenu d'un taux d'inflation bas, tombé à 0,3%, Travail.Suisse estime que la plupart des travailleurs profiteront d'une hausse réelle de leurs salaires l'an prochain. Un facteur important à même de soutenir la consommation des ménages, a noté la centrale syndicale.

Hausse de 1,5 à 3%

En août, l'organisation faîtière regroupant les fédérations Syna, transfair et Hotel & Gastro Union avait revendiqué des hausses salariales de 1,5 à 3% selon les branches. Elle avait motivé ses exigences en invoquant la croissance solide de l'économie helvétique depuis deux ans ainsi que la nécessité de compenser la perte du pouvoir d'achat liée à la hausse des primes maladies.

A l'automne, les négociations ont été difficiles et ont débouché sur des résultats très hétérogènes, a indiqué Susanne Blank, responsable de la politique économique auprès de Travail.Suisse.

Avec le franc fort, les employeurs disposaient d'un argument tout trouvé pour leur réticence à augmenter les salaires. Il n'était cependant pas toujours justifié selon Susanne Blank qui a relevé que "la force du franc a entraîné une baisse des coûts d'importation des matières premières ou des produits semi-finis qui a profité à de nombreuses entreprises".

Bonnet d'âne

Le bonnet d'âne a été décerné par la centrale syndicale à la branche du commerce de détail et ses "augmentations misérables" de 0,3 à 0,5%.

Le bilan se révèle également peu encourageant concernant l'égalité salariale entre hommes et femmes: "Aucun succès significatif n'a pu être enregistré", a regretté Arno Kerst.

ATS