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Un Français de 38 ans a été condamné vendredi par le Tribunal criminel de Genève à treize ans de prison pour avoir égorgé un homme et voulu brûler son corps. Il a été reconnu coupable d'assassinat avec une responsabilité très faiblement restreinte.

Le Ministère public, qui avait requis 18 ans, a immédiatement annoncé qu'il faisait appel. Le procureur Yves Bertossa juge la peine prononcée très clémente pour un assassinat où l'absence de repentir sincère a été reconnue.

Les avocats de la défense, Isabelle Poncet et Robert Assael, se sont déclarés soulagés que le Tribunal ait suivi la version de leur client, qui affirme n'avoir pas agi froidement. Les juges ont tenu compte de ses efforts de reconstruction entamés en détention, ont-ils souligné.

Pour du haschich

Le drame remonte à janvier 2010. L'accusé, un toxicomane au chômage qui est aussi père de famille, se rend dans l'appartement de la victime à la rue de Carouge. Il lui réclame 900 francs, gagnés lors d'une transaction de haschich.

La victime lui dit ne pas avoir cet argent. Le Tribunal retient que l'homme a alors pu sortir un couteau dans un contexte de peur et en réaction à une menace. La suite est moins claire. Mais les juges se basent sur la version de l'accusé. Il a donné au minimum sept coups, dont un à la gorge.

Effacer les traces

Suite à cet acte, l'homme se lave les mains, fouille l'appartement, dérobe 100 grammes de haschich, une bouteille de vin et la veste de la victime. Il allume finalement deux feux pour effacer les traces de son crime avant de partir.

A la décharge de l'assassin, les juges notent une consommation de substances, qui a pu très légèrement atténuer sa responsabilité, le fait qu'il a écrit une lettre aux proches de sa victime et leur a verser un peu de son pécule, il a bien collaboré, il n'a pas d'antécédents de violence, il suit une thérapie et une formation et travaille en détention.

En plus de l'assassinat, l'homme est reconnu coupable d'atteinte à la paix des morts, de vol, d'infraction à la loi sur les stupéfiants et de tentative d'incendie criminel. Il devra payer 10'000 francs de tort moral à la mère de sa victime ainsi que tous les frais d'avocats et de procédure.

ATS