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Idleb compte quelque 2,5 millions d'habitants, dont des dizaines de milliers de rebelles et de civils transférés en masse depuis des bastions insurgés tombés dans l'escarcelle du régime à l'issue d'offensives meurtrières (archives).

Keystone/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

Au moins 39 civils, dont 12 enfants, ont été tués après l'explosion dimanche d'un dépôt d'armes dans une zone résidentielle de la province d'Idleb de la Syrie, a indiqué une ONG. Des dizaines de personnes sont également portées disparues.

"Le bilan s'est alourdi après la découverte de nouvelles victimes sous les décombres", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), alors que les causes de cette explosion restent pour le moment inconnues. Un précédent bilan faisait état de 12 morts.

Les Casques Blancs, ces secouristes qui opèrent en zones rebelles, ont été dépêchés sur les lieux dans la localité de Sarmada. Ils tentent avec l'aide d'un bulldozer de retirer des décombres à la recherche d'éventuelles victimes, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Noirci par le feu

Derrière l'amas de gravats, un autre immeuble a été noirci par le feu. Ce dernier s'est répandu après l'explosion survenue à l'aube dans cette localité du nord de la province contrôlée par les groupes jihadistes et des factions rebelles.

Selon le directeur de l'OSDH, le dépôt était situé dans un immeuble résidentiel de Sarmada. Il appartenait à un trafiquant d'armes travaillant pour Hayat Tahrir al-Cham (HTS), un groupe jihadiste formé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôle la majorité de la province, a-t-il ajouté.

Trente-neuf civils ont été tués, la plupart membres des familles de combattants du HTS, a précisé M. Abdel Rahmane. Le bilan risquait de s'alourdir, car des "dizaines de personnes sont portées disparues", a-t-il ajouté.

Femmes et enfants touchés

Des secouristes ont transporté un enfant tué dans une ambulance, a constaté le correspondant de l'AFP. Selon un membre des Casques blancs, les secouristes ont déjà réussi à retirer cinq survivants des décombres. Parmi les morts figurent des femmes et des enfants, a-t-il dit.

La province d'Idleb est l'une des dernières de Syrie à échapper au contrôle du régime de Bachar al-Assad. L'homme fort a averti que la reconquête de ce secteur était l'un de ses objectifs.

Tombée aux mains de l'opposition en 2015, Idleb est totalement encerclée par des territoires acquis au régime. Environ 60% de la province est sous contrôle du groupe HTS, le reste étant partagé entre différents groupes rebelles. Des cellules dormantes du groupe jihadiste rival Etat islamique (EI) y sont aussi présentes et revendiquent assassinats et attentats.

Plusieurs attentats ont visé ces derniers mois des combattants et responsables du HTS et ceux des groupes rebelles. Des combats avaient opposé les deux camps en 2017 et au début 2018.

Appel à la reddition

De leur côté, le régime et son allié russe ont intensifié les raids aériens sur la province d'Idleb. Les avions syriens ont largué des tracts appelant les habitants à la reddition.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé. Il a fait plus de 350'000 morts.

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ATS