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Trois civils, dont deux enfants, ont été tués dans la chute d'un obus sur leur maison lors de combats entre l'armée égyptienne et des djihadistes dans la nuit de vendredi à samedi dans le nord de la péninsule du Sinaï. Deux autres civils ont été grièvement blessés.

Une femme de 45 ans, une fillette et un garçon de dix ans, tous membres de la même famille, ont été tués lors de ces affrontements survenus dans la localité du Cheikh Zouweid, théâtre de nouveaux combats entre djihadistes et soldats, ont indiqué des responsables de la sécurité et de la santé égyptiens. Une femme et une fillette de 13 ans ont aussi été grièvement atteintes, d'après ces sources.

Mercredi, des combattants de la branche égyptienne du groupe Etat islamique ont lancé une série d'attaques contre des points de contrôle de l'armée dans le Nord-Sinaï. Des heurts ont opposé djihadistes et soldats à Cheikh Zouweid, tandis que des chasseurs F-16 de l'armée bombardaient des positions du groupe extrémiste.

L'armée égyptienne a d'ailleurs poursuivi samedi ses frappes aériennes dans le Sinaï samedi, tuant 25 insurgés, a-t-on appris de sources au sein des services de sécurité, alors que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi était dans la région. Il s'est rendu à Al Arich, le chef-lieu du Nord-Sinaï, pour soutenir les troupes engagées dans ce conflit, a annoncé la présidence dans un communiqué.

Al Sissis veut rassurant

Vêtu de l'uniforme militaire qu'il a troqué contre le costume après son élection à la présidence, le maréchal, ancien chef d'état-major de l'armée, a déclaré que 200 combattants islamistes avaient été tués ces derniers jours.

"Cela ne suffit pas de dire que la situation est sous contrôle, elle est complètement stable", a affirmé Abdel Fattah al Sissi. Son incapacité à contrôler l'insurrection dans le Sinaï commence à susciter des interrogations, voire des critiques chez ses compatriotes.

"Je dis aux Égyptiens (que) les forces présentes ici (dans le Sinaï) ne représentent qu'un pour cent de l'armée égyptienne", a-t-il ajouté.

Le Caire mène depuis deux ans des opérations à grande échelle dans le Nord-Sinaï pour enrayer les attaques djihadistes visant les forces de l'ordre, qui se sont multipliées depuis la destitution par les militaires du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

ATS