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Trois hommes rejugés à Lyon pour l'attaque d'un bureau de change à Thônex (GE)

Le 26 novembre 2010 à 18h30 à Thônex (GE), un bureau de change Migros est la cible d'une violente attaque. Une forte charge explosive dévaste l'établissement et une fois à l'intérieur, un individu menace les employés avec un hachoir.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le procès en appel de trois hommes pour un braquage raté en 2010 à Thônex (GE) s'est ouvert sous tension mercredi devant les assises du Rhône à Lyon. L'attaque est considérée comme une des plus spectaculaires incursions du banditisme lyonnais en Suisse.

Les incidents se sont multipliés dès l'appel des témoins. L'un des avocats de la défense, Me Bernard Ripert, a réclamé l'audition de la juge d'instruction, d'un supposé informateur de la police, ainsi que celle de l'ex-commissaire Michel Neyret, à l'époque directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon.

"On a poursuivi (mon client); on l'a incarcéré pour des choses qu'il n'a pas faites. Je veux qu'on aille au fond des choses. On verra bien qui sont les vrais coupables, les vrais manipulateurs dans ce dossier", a lancé Me Ripert devant la cour.

Charge explosive

Le 26 novembre 2010 à 18h30 à Thônex (GE), un bureau de change Migros est la cible d'une violente attaque. Une forte charge explosive dévaste l'établissement et une fois à l'intérieur, un individu menace les employés avec un hachoir.

Les gendarmes suisses d'un poste tout proche interviennent mais l'équipe de malfaiteurs réplique par des tirs nourris de fusil d'assaut.

L'enquête s'était alors orientée vers le milieu lyonnais. Un homme présenté comme un informateur de M. Neyret, avait été assassiné la veille du premier procès, en novembre 2016.

Trois accusés

Le procès, qui doit se tenir jusqu'au 2 novembre devant la cour d'assises d'appel, concerne trois accusés qui contestent leur participation à ce braquage. Deux d'entre eux, 51 et 42 ans, ont été condamnés respectivement à 18 ans et 15 ans de réclusion en première instance. Un troisième, 48 ans, a été condamné à 4 ans pour recel, bénéficiant d'un non-lieu pour le vol à main armée.

Un quatrième homme, 32 ans, interpellé sur place en possession du butin, évalué à 600'000 euros, et blessé par trois tirs policiers a été condamné à 16 ans de réclusion et n'a pas fait appel. Il devrait venir témoigner au procès.

Empreintes génétiques

L'accusation se fonde sur des empreintes génétiques relevées dans les véhicules ayant servi à commettre les faits.

"Il y une règle dans un procès criminel, c'est la rigueur. Nous soutenons que le manque de preuves ne permet pas de les condamner", a estimé Me François Saint-Pierre, l'avocat de l'homme condamné à quinze ans de prison en première instance.

L'affaire a été jugée en France, en vertu d'une convention de coopération avec la Suisse.

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