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Un convoi est allé chercher les trois journalistes à la base militaire, à Madrid.

KEYSTONE/AP/PAUL WHITE

(sda-ats)

Trois journalistes espagnols free-lance libérés après une séquestration de près de dix mois en Syrie sont arrivés dimanche sur une base militaire près de Madrid. Le gouvernement espagnol l'a confirmé. Ils auraient été détenus par le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaïda.

"Les journalistes José Manuel Lopez, Angel Sastre et Antonio Pampliega, qui avaient été enlevés à Alep, dans le nord de la Syrie, il y a près de dix mois, sont arrivés à Torrejon", base aérienne militaire à 20 km à l'est de Madrid, a fait savoir le gouvernement. A 10h45, un convoi composé de voitures officielles et d'un minibus a quitté la base. Les trois hommes semblaient en bonne santé.

La libération des trois journalistes, reporters aguerris, avait été annoncée samedi soir. Ils se trouvaient alors en Turquie où un avion gouvernemental a été dépêché pour les ramener en Espagne.

Des sources gouvernementales ont confié à l'AFP que les trois journalistes étaient détenus depuis le début par le Front Al-Nosra.

Les trois reporters avaient été enlevés par des hommes armés le 13 juillet 2015 alors qu'ils circulaient en minibus à Alep. Lors de leur détention, les trois hommes semblent avoir été mieux traités que trois de leurs collègues espagnols libérés en 2014 après leur enlèvement par l'organisation rivale Etat islamique.

"Vocation de fer"

Les trois reporters oeuvraient pour divers médias espagnols, notamment les quotidiens ABC et La Razon, la chaîne de TV Cuatro et la radio Onda Cero. Antonio Pampliega et le photographe José Manuel Lopez avaient aussi collaboré avec l'AFP. La présidente de la Fédération des associations de journalistes en Espagne, Elsa Gonzalez, a salué ces "journalistes free-lance aux salaires précaires mais à la vocation de fer".

L'ONG Reporters sans frontières s'est également félicitée de la nouvelle dans un communiqué, ajoutant qu'au moins une des familles d'otages avait pu leur parler.

"Quand je lui ai parlé au téléphone, c'était merveilleux", a déclaré la mère d'Antonio Pampliega, María del Mar Rodriguez Vega à RSF. "Il avait toujours la même voix, celle qu'il avait quand il était enfant, et me demandait sans arrêt pardon pour ce qu'il m'avait fait endurer", a-t-elle dit. Maria a ajouté qu'elle allait préparer à son fils son plat préféré... des épinards à la sauce béchamel.

Dans un communiqué diffusé samedi soir, le gouvernement espagnol a déclaré que cette libération a été rendue "possible grâce au travail de nombreux fonctionnaires et à la collaboration de pays alliés et amis, spécialement dans la phase finale depuis la Turquie et le Qatar". Ces deux pays abritent d'importantes bases militaires américaines.

Il n'était pas possible de savoir si une rançon avait été payée.

ATS