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Le supermarché de Trèbes où la prise d'otages a eu lieu vendredi

KEYSTONE/APA/AFP/PASCAL PAVANI

(sda-ats)

Trois personnes, dont un Portugais, ont été tuées et 16 blessées, dont deux étaient dans un état grave, vendredi dans les villes de Carcassonne et Trèbes (sud) lors d'attaques revendiquées par le groupe Etat islamique (EI). L'assaillant a été abattu par la police.

"Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste", a confirmé en début de soirée Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion de crise. Le gendarme otage de l'auteur de l'attaque "lutte contre la mort", a encore précisé le président français. Il a également indiqué que tous les moyens allaient être mis en oeuvre pour comprendre quand et comment l'assaillant de Carcassonne et Trèbes s'est radicalisé.

"Prêt à mourir pour la Syrie"

Un peu plus tard, le procureur de la République de Paris François Molins a précisé que cet individu avait crié "Allah Akbar" et revendiqué être un "soldat" de l'EI au moment où il est entré dans un supermarché de Trèbes.

Il s'est dit "prêt à mourir pour la Syrie et sollicité la libération de frères avant de tirer sur un client et un employé du magasin qui, tous deux, sont décédés sur place", a précisé François Molins. Selon le procureur, cet homme avait fait l'objet d'un suivi des services de renseignements et avait été fiché pour radicalisation en raison de ses liens "avec la mouvance salafiste".

Une proche de l'assaillant a été placée en garde à vue, a-t-il ajouté. Cette personne partageait la vie de l'agresseur.

L'EI revendique

L'auteur des trois attaques est un Français d'origine marocaine âgé de 25 ans, selon les premiers éléments de l'enquête. Il a agi "seul" et était connu "pour des faits de petite délinquance", avait annoncé plus tôt dans la journée le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, présent sur les lieux des attentats.

"L'homme (...) est un soldat de l'Etat islamique qui a agi en réponse à l'appel" de l'organisation à "viser les pays membres de la coalition" internationale luttant contre l'EI, selon un communiqué d'Amaq, l'agence de propagande du groupe djihadiste.

Suivi de 2014 à 2016 parce qu'il gravitait autour de personnes actives sur Internet dans la sphère djihadiste, l'assaillant a ensuite fait de la prison pour des délits de droit commun. De nouveau surveillé à sa sortie, il n'avait pas montré de signes de radicalisation violente et sa surveillance a été arrêtée, ont encore souligné des sources proches du dossier.

Attaques en trois temps

Une perquisition a eu lieu dans une cité populaire de Carcassonne, dans le quartier de l'assaillant. Plusieurs camions noirs, ainsi que de nombreux policiers encagoulés des unités d'élite, lourdement armés et portant des gilets pare-balles, ont investi cette zone, située à quelques centaines de mètres du centre historique.

L'individu a procédé à ses attaques en trois temps, ont raconté à l'AFP plusieurs sources proches de l'enquête. Il a d'abord "volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant grièvement le conducteur". Puis, un peu plus loin, il a tiré sur un policier qu'il a blessé. Ce dernier rentrait d'un footing avec des collègues. Quelques minutes plus tard, vers 11h15, il a pénétré dans un supermarché de Trèbes, à moins de 10 km de Carcassonne, où il "a tué deux autres personnes", un employé et un client.

Officier courageux

Les autres otages ayant réussi à prendre la fuite, il a ensuite retenu une femme. Un lieutenant-colonel de gendarmerie, dépêché sur les lieux, s'est alors proposé de prendre la place de cette femme.

Vers 14h30, l'assaillant a grièvement blessé par balle cet officier, ce qui a déclenché l'assaut des membres des forces d'élite de la gendarmerie, a précisé M. Collomb, qui a salué "l'acte d'héroïsme" du policier. Un autre militaire a été blessé par balle à la jambe.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie du dossier. Vendredi dès minuit, la Tour Eiffel devait être éteinte en hommage aux victimes des attaques de Carcassonne et Trèbes.

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ATS