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Serbie, Bulgarie, Roumanie ont examiné samedi à Sofia les possibilités d'améliorer la coordination des flux migratoires entre pays des Balkans. Ces pays en discuteront dimanche à Bruxelles lors d'un mini-sommet avec des représentants de l'UE.

Les Premiers ministres serbe, roumain et bulgare sont prêts à fermer leurs frontières aux migrants si d'autres Etats ferment les leurs. "Nous avons besoin d'une solution globale qui ne peut pas se faire au détriment de nos pays", a déclaré Alexandar Vucic, Premier ministre serbe à l'issue de cette rencontre trilatérale.

"Nous ne laisserons pas nos nations devenir une zone tampon pour les flots de migrants qui se retrouveraient coincés entre la Turquie et les barrières érigées au-delà de la Serbie", a de son côté expliqué le chef du gouvernement bulgare Boïko Borissov.

La construction de barrières aux frontières n'est "pas la bonne décision", a ajouté le Roumain Victor Ponta. Les trois Premiers ministres lui préfèrent "une action commune à toute l'Europe, de la Grèce au pays le plus éloigné".

Projet d'accord

La rencontre des trois dirigeants visait à définir une position commune en vue du mini-sommet européen sur les migrants prévu dimanche à Bruxelles. Au total, huit Etats membres de l'UE (Autriche, Bulgarie, Croatie, Allemagne, Grèce, Hongrie, Roumanie et Slovénie) ainsi que la Macédoine et la Serbie y sont convoqués.

Ces pays pourraient s'engager à cesser de laisser passer les réfugiés chez leurs voisins sans concertation, selon un projet d'accord de seize mesures dont l'AFP a eu connaissance.

Cette réunion à Bruxelles part du constat d'un "manque de coordination dans la gestion de la crise par les pays parties prenantes", a souligné samedi le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos.

La "route des Balkans" évolue

Par un jeu de fermeture de frontières, comme en Hongrie récemment, les flux migratoires se croisent dans le sud-est de l'Union européenne (UE) et la "route des Balkans" ne cesse d'évoluer. La Slovénie, un des plus petits pays de l'UE, est depuis une semaine une des nouvelles zones de transit.

Les réfugiés fuyant le conflit en Syrie continuent d'arriver en nombre record par la Grèce. S'y ajoutent des migrants d'autres pays fuyant la misère, voire d'autres conflits. Selon la police, 9000 d'entre eux étaient encore sur le territoire slovène samedi. Plus au sud, la Serbie a vu passer 300'000 personnes depuis janvier.

Des améliorations

Serbie et Croatie commencent à collaborer. Des trains croates au départ de Sid, en Serbie, où les migrants arrivent par autobus, vont être utilisés pour leur éviter de subir les intempéries et accélérer leur acheminement. Un centre de transit d'une capacité de 5000 personnes sera ouvert à la gare d'arrivée de Slavonski Brod, en Croatie .

Ces améliorations ne suffiront pas. Amnesty International met en garde contre une "crise humanitaire" dans les Balkans, à l'approche de l'hiver. Cette semaine en Slovénie, "des centaines d'hommes, de femmes et même d'enfants dormaient à même le sol, sans abri au-dessus de leur tête et presque rien pour se réchauffer".

Mécontentement outre-Rhin

De son côté, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a encouragé l'Allemagne à accueillir des réfugiés. La chancelière Angela Merkel ne doit pas "se laisser dévier de son cap par les sondages", a déclaré M. Juncker, allusion au mécontentement exprimé contre la politique de la main tendue de Mme Merkel.

Berlin a toutefois mis en application depuis samedi une loi durcissant les conditions du droit d'asile. L'Allemagne s'attend à recevoir cette année entre 800'000 et un million de migrants, et devrait accueillir le principal contingent des 160'000 réfugiés que doivent se répartir les membres de l'UE.

Pendant ce temps, la Turquie fait pression sur l'UE. Ankara demande à Bruxelles de remplir toutes ses promesses, dont une aide de trois milliards d'euros et la relance de son processus d'adhésion, avant de mettre en oeuvre un plan d'action pour endiguer le flux migratoire vers l'Europe occidentale.

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ATS