Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les trois ressortissants irakiens incarcérés fin mars 2014 sur ordre du Ministère public de la Confédération restent en détention. Ils sont suspectés d'avoir planifié un attentat terroriste en Suisse ou aux Etats-Unis.

Le Tribunal pénal fédéral le révèle dans plusieurs arrêts qu'il vient de diffuser. Il confirme de précédentes informations selon lesquelles l'enquête du MPC avait été déclenchée sur la base d'informations du Service de renseignement de la Confédération (SRC).

Ce dernier avait été alerté par les services secrets d'un pays tiers qu'un groupe de l'organisation criminelle Etat islamique (EI) planifiait un attentat. Sur la base de ces informations, l'un des suspects avait été mis sur écoute.

Il s'agit, indique le TPF, d'une personne handicapée qui se déplace en chaise roulante et avait par le passé déposé une demande d'asile en Suisse. Cet homme, ainsi que deux autres individus sont depuis mars 2014 dans le collimateur du MPC, comme ce dernier l'avait annoncé à la presse en octobre dernier.

Depuis, ils ont été maintenus en détention. A plusieurs reprises, en avril et juillet 2014, le TPF avait rejeté leur demande de mise en liberté. Le mois dernier, leur détention a été une nouvelle fois prolongée pour une durée de trois mois, a précisé à l'ats la porte-parole du MPC, Mme Jeannette Balmer.

Il ressort des arrêts du TPF que l'Irakien handicapé aurait demandé à l'un des deux autres suspects de se rendre à la frontière entre la Syrie et la Turquie pour se procurer une clé USB sur laquelle figuraient des instructions relatives à un futur attentat.

Connexions avec Al-Qaïda

Ces instructions avaient été préalablement établies suite à une communication établie par Skype entre l'Irakien handicapé et un autre ressortissant irakien qui, selon Interpol, serait impliqué dans des activités terroristes en Irak. Cet individu serait un puissant soutien d'Al-Qaïda et aurait favorisé de nombreux attentats en Irak et dans d'autres pays.

D'origine irakienne lui aussi, le messager envoyé à la frontière turco-syrienne vit depuis une dizaine d'années en Suisse et dispose d'un permis C. Il a justifié son déplacement en Turquie en évoquant des activités de passeur.

Le troisième homme arrêté par le Ministère public est arrivé en Suisse en venant probablement de Syrie. Les enquêteurs ont trouvé sur son téléphone portable toute une série d'images de propagande montrant des attentats à la bombe ainsi que des clichés pédopornographiques.

Explosifs ou gaz toxiques

Les investigations menées contre les trois présumés terroristes incarcérés en Suisse font principalement état de soupçons de soutien à l'EI et de soupçons de détention d'explosifs ou de gaz toxiques avec dessein délictueux.

Dans cette affaire, le MPC a révélé en octobre dernier collaborer étroitement avec les autorités judiciaires des Etats-Unis. Vu la dimension internationale de l'affaire, il a indiqué qu'il compte aussi sur la coopération d'autres Etats. Il a envoyé l'an dernier plusieurs demandes d'entraide judiciaire à diverses autorités européennes.

Mercredi dernier, une vidéo de propagande diffusée sur Internet confirmait l'existence de menaces terroristes planant sur la Suisse. Son message émanait de trois combattants présumés de l'EI. Il appelait à "continuer le djihad" en Europe y compris en Suisse.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS