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La troisième correction du Rhône alimentera les débats politiques du début d'année en Valais. Les opposants au projet gouvernemental ont déposé lundi un référendum contre le décret de financement. Ils ont récolté 8528 signatures en huit semaines, 3000 suffisaient.

Les opposants s'attaquent au financement du projet car "personne n'a eu son mot à dire" sur le plan d'aménagement décidé par le Conseil d'Etat, a déclaré Willy Giroud, président du comité référendaire. Les référendaires proposent un projet trois fois moins cher et réalisable trois fois plus rapidement.

Ouvrir le débat

Les opposants admettent qu'un "oui" au référendum mettrait à mal le financement de la troisième correction du Rhône. "Le conseil d'Etat devrait revoir sa copie de financement", explique Willy Giroud. Le but du référendum est d'ouvrir le débat.

Ce débat, le chef du Département de l'équipement Jacques Melly le souhaite aussi. "Je me réjouis de défendre le projet du gouvernement devant le peuple", a-t-il dit. La seule solution de sécurisation du fleuve contre les crues est celle déposée par le Conseil d'Etat.

Le conseiller d'Etat a rappelé que le référendum ne concerne que le financement. Le décret prévoit un montant de 60 millions de francs sur dix ans. Dans tous les cas, la troisième correction du Rhône devra être financée, "quelle que soit la variante". Un refus du financement est un refus à la correction du Rhône.

Les opposants jugent le projet trop gourmand en terres. Il faudra sacrifier 870 hectares de terres agricoles et industrielles. Un gaspillage insupportable pour l'économie valaisanne déjà confrontée à la Lex Weber et à la nouvelle loi sur l'aménagement du territoire, estime M. Giroud.

Financement pour une décennie

Le financement prévoit de prélever 60 millions de francs dans l'actuel fonds pour les grands projets d'infrastructures du 21e siècle. Le budget ordinaire de l'Etat fournira 60 autres millions et la Confédération prendra en charge environ 700 millions de francs, le tout étalé sur une période de dix ans.

Le décret a été accepté par le Grand Conseil en septembre dernier. Opposée, l'UDC avait annoncé le lancement d'un référendum. Le parti a été rejoint par différents milieux agricoles valaisans. Lancé le 17 octobre, le référendum avait déjà réuni les 3000 signatures nécessaires après cinq semaines.

Le Conseil d'Etat prendra position la semaine prochaine sur ce référendum. Il devrait aussi décider de la date de la votation. Jacques Melly souhaite que le scrutin se déroule durant le premier semestre de l'année.

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ATS