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Personne n'est en mesure de vaincre le FC Séville en Europa League. Les Andalous ont gagné pour la troisième année consécutive grâce à un succès 3-1 contre Liverpool à Bâle.

Tel triplé européen n'était plus arrivé depuis la moisson de Bayern Munich en Coupe des champions entre 1974 et 1976.

Mené au score après une première mi-temps indigente, Séville a enflammé les tribunes tandis que Kevin Gameiro fendait l'air de ses courses supersoniques. C'est du reste l'attaquant français (réserviste pour l'Euro 2016) qui, à peine de retour des vestiaires, a permis aux Sévillans d'égaliser. Le public bâlois a donc dû attendre 135 minutes pour voir, enfin, de quoi était capable le recordman de victoires dans la compétition (le club avait également gagné en 2006 et 2007). Cela n'avait pas du tout été le cas en 8e de finale aller face au FCB (0-0).

Puis les enfers ont englouti Liverpool. Coke a inscrit le 2-1 à la 64e en concluant une action qui a mis en lumière, sans fard, tous les manquements reds. Le capitaine, dont le compteur buts était vierge avant cette finale, a doublé la mise à la 70e alors que les Anglais avaient cru à un hors-jeu (inexistant), aidés en cela par le drapeau subrepticement levé de l'arbitre-assistant. Mais seul le coup de sifflet fait foi...

De l'envie et rien d'autre

La pilule reste toutefois amère pour la formation de Jürgen Klopp. Laquelle aurait dû bénéficier d'un penalty pour une main de Carriço dans la surface à la 11e (pas de chance, en dépit d'une vue dégagée et de trois angles différents, ni l'arbitre, ni le juge de touche ni l'arbitre de surface n'ont vu ce qui a sauté aux yeux de tout Saint-Jacques...).

Voire même de deux penalties puisque Adil Rami s'est lui aussi essayé au handball à la 28e, mais de manière moins flagrante et peut-être moins sanctionnable. La réalisation de Daniel Sturridge (35e), tout en subtilité et grâce à la passivité inadmissible de Mariano, avait évacué ces frustrations légitimes.

Le verdict de cette rencontre est tout sauf illogique. Difficile de trouver chez Liverpool une forme de cohérence, sinon celle de l'envie. Les Anglais, enthousiastes comme des gosses à l'heure de la récré, dopés à la testostérone et chauffé à blanc par le discours martial de leur entraîneur, n'étaient finalement que cela. Une boule d'énergie, une volonté. Cette volonté d'offrir à la communauté red un premier titre depuis cette minuscule Coupe de la Ligue 2012 et de mettre fin à une attente insupportable eu égard au standing du LFC.

Cinq finales, cinq défaites

Ce passé du club avec lequel espérait bien renouer un Jürgen Klopp qui, au contraire, a plutôt perpétué le sien, de passé. Le charismatique coach allemand, nommé en octobre, a perdu les cinq dernières finales auxquelles il a pris part (!): celle de Bâle, celle de la Coupe de la Ligue contre Manchester City fin février et, avec Dortmund, celle de la Ligue des champions 2013 ainsi que celles de la Coupe d'Allemagne 2014 et 2015.

Mais Klopp continuera de jouir encore un moment d'un fantastique capital sympathie sur les bords de la Mersey. Là où le terreau est fertile pour qui encourage un football du coeur dont l'expression ultime cette saison a sans doute été ce retour d'entre les morts contre Dortmund en quart (4-3). Là aussi où, toutefois, on exige des trophées. Et vite.

ATS