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La justice russe a refusé lundi de satisfaire la requête d'une Moscovite qui demandait le retrait de l'opéra "Rouslan et Ludmila" du programme du Bolchoï. La mise en scène, selon elle, évoque "la débauche sexuelle" et "bafoue la culture russe".

Le tribunal du district Tverskoï de Moscou a rejeté la plainte de Svetlana Voronina qui réclamait également un million de roubles (31'000 francs) de dédommagement "pour les souffrances morales" qu'elle a éprouvées au cours du spectacle, a rapporté l'agence Ria Novosti.

Le Bolchoï a retrouvé sa scène historique rénovée en novembre dernier avec une version moderne de cet opéra de Glinka du XIXe siècle. Le spectacle a été hué par une partie du public, mais salué par des critiques pour sa qualité musicale.

Tentations modernes

La plaignante a qualifié le spectacle "d'expérience psychologique infligée aux spectateurs qui bafoue l'opéra de Glinka et la culture russe et noircit le peuple russe". Selon elle, "le décor, les costumes et les gestes des artistes évoquaient une débauche sexuelle alcoolisée".

Une grande partie de l'action de l'opéra mis en scène par le novateur Dmitri Tcherniakov se déroule à l'époque actuelle, exposant les protagonistes à des tentations bien modernes: un "harem" avec des beautés en tenues légères pour Rouslan, un massage thaï et un athlète tatoué séducteur pour Ludmila.

ATS