Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

"Si vous dites que le Mexique ne va pas payer le mur, alors je ne veux plus rencontrer aucun d'entre vous parce que je ne peux pas vivre avec ça", prévient Donald Trump.

KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

Donald Trump a exhorté son homologue mexicain Enrique Pena Nieto à arrêter de dire publiquement que Mexico ne paiera pas la construction du mur frontalier promis par le milliardaire, selon le Washington Post. La fuite de ce type de document est exceptionnelle.

Selon le quotidien, faisant référence à la retranscription d'un appel téléphonique le 27 janvier, M. Trump a dit à son interlocuteur: "Vous ne pouvez pas dire ça à la presse".

"Je dois obtenir que le Mexique paie le mur. Je le dois", poursuit le président américain. "J'en parle depuis deux ans".

"Nous allons trouver une solution"

Entré en fonctions le 20 janvier, il prend acte des difficultés politiques nationales qu'assurer un tel financement représenterait pour M. Pena Nieto.

"On devrait dire tous les deux 'Nous allons trouver une solution'. Cela fonctionnera d'une manière ou d'une autre avec une formule", relève-t-il. "Au lieu de vous disant 'Nous ne paierons pas', et moi disant 'Nous ne paierons pas'".

Mais "si vous dites que le Mexique ne va pas payer le mur, alors je ne veux plus rencontrer aucun d'entre vous parce que je ne peux pas vivre avec ça", prévient-il.

Question de "dignité"

A l'autre bout du fil, le président mexicain repousse ces injonctions en expliquant qu'il s'agit d'un problème "lié à la dignité du Mexique et à la fierté nationale de mon pays".

"Ma position a été et restera très ferme, en affirmant que le Mexique ne peut pas financer le mur", dit-il, acceptant "d'arrêter de parler du mur" et relevant "avoir hâte de parler de façon créative pour résoudre ce problème".

Accord avec Canberra

Le journal a également publié la retranscription intégrale d'un appel, le lendemain, qui s'est envenimé entre M. Trump et le Premier ministre australien Malcolm Turnbull.

Après une campagne fermement anti-immigration, le président américain exprime son mécontentement concernant un accord conclu par l'administration Obama qui s'engage à accueillir des réfugiés retenus dans des centres de détention australiens.

"Ca va me tuer", affirme-t-il. "Je suis le meilleur au monde à vouloir empêcher les gens d'entrer dans le pays et maintenant j'accepte d'accueillir 2000 personnes".

Réplique de Turnbull: "Il n'y a rien de plus important dans les affaires et en politique que le fait qu'un accord est un accord". "Vous pouvez à coup sûr dire que ce n'est pas un accord que vous auriez conclu mais vous allez le respecter".

Endiguer les fuites

"J'en ai plus qu'assez", lâche M. Trump, après de vifs échanges. "J'ai passé des appels comme ça toute la journée et c'est le plus déplaisant de la journée". Vladimir "Poutine a été un appel plaisant", poursuit-il, au sujet de son échange avec le président russe.

Cette publication inhabituelle de conversations présidentielles intervient la veille, selon des médias, d'une conférence de presse du ministre de la Justice Jeff Sessions sur la façon d'endiguer les fuites d'informations de l'administration.

ATS