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Donald Trump a subi un camouflet avec la décision de la cour d'appel fédérale de San Francisco confirmant la suspension de son décret anti-immigration.

KEYSTONE/AP/CAROLYN KASTER

(sda-ats)

Le président américain, Donald Trump, dont le décret anti-immigration a subi jeudi un nouveau revers juridique, envisage de signer un nouveau texte sur l'immigration, a annoncé vendredi la Maison-Blanche. D'autres options sont également envisagées.

"L'aspect malheureux, c'est que cela prend du temps statutairement (de saisir à nouveau la justice, NDLR), mais nous gagnerons cette bataille. Nous avons aussi beaucoup d'autres options, y compris présenter simplement un tout nouveau décret", a déclaré le président aux journalistes qui l'accompagnaient à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

Toutefois, selon des responsables américains, l'option de saisir à nouveau la justice, y compris la cour suprême, plus haute instance judiciaire du pays, n'est pas abandonnée. "Nous gardons la porte ouverte à toutes les options", ont-ils déclaré.

Donald Trump a précisé dans l'avion qui l'emmenait en Floride, où il va jouer au golf ce week-end avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, qu'il n'y aurait pas de nouvelle mesure avant la semaine prochaine, "peut-être lundi ou mardi".

"Nous allons aller très fort sur la sécurité"

Interrogé pour savoir s'il allait publier un nouveau décret, il a répondu: "Cela pourrait vraiment être le cas. Nous devons aller vite pour des raisons de sécurité, donc cela pourrait tout à fait être le cas". Il est cependant resté flou sur ce qu'il prévoit d'amender dans l'actuel décret: "Nous allons aller très fort sur la sécurité", a-t-il balancé.

Le décret signé le 27 janvier, que Donald Trump a présenté comme une mesure de sécurité nationale visant à prévenir des attentats islamistes, interdit pour 90 jours l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane: Libye, Somalie, Iran, Irak, Syrie, Yémen et Soudan.

Il s'est vu infliger jeudi un deuxième revers par une cour d'appel de San Francisco, qui a maintenu le blocage de son décret, mesure-phare de son début de mandat pour protéger les Etats-Unis de la menace terroriste. Le tribunal fédéral a estimé que le gouvernement américain n'avait pas apporté la preuve que la nécessité de préserver la sécurité nationale justifiait les interdictions prévues.

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ATS