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Une caravane de migrants est à l'origine du déploiement de la garde nationale ordonné par Donald Trump (archives).

KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK

(sda-ats)

Le président américain Donald Trump a ordonné mercredi l'envoi de la garde nationale à la frontière avec le Mexique pour contenir l'immigration clandestine. Il entend également, par cette mesure, accroître la pression sur son voisin.

Quelques heures plus tôt, une caravane de plus de 1000 migrants d'Amérique centrale, qui traversait le Mexique en direction des Etats-Unis afin d'y entrer clandestinement, avait renoncé. C'est un reportage sur cette caravane qui avait poussé le septuagénaire à monter en première ligne sur ce thème ces derniers jours, salves de tweets à l'appui.

Son gouvernement s'est immédiatement félicité de l'abandon du projet. "Le président a été très clair sur le fait que cette caravane devait être arrêtée avant d'arriver à notre frontière, ses efforts ont été couronnés de succès", a souligné le ministre de la justice Jeff Sessions.

Annonçant l'envoi de la garde nationale pour aider les services des gardes-frontières, Kirstjen Nielsen, secrétaire à la sécurité intérieure, a dit espérer que le déploiement débute "immédiatement". Elle est restée évasive sur la durée de la mission, son ampleur et son coût.

Des précédents avec Bush et Obama

Corps de réserve de l'armée américaine, la garde nationale est déjà intervenue à la frontière en 2010, sur ordre de l'ancien président Barack Obama, ainsi qu'en 2006-2008 sous son prédécesseur à la Maison-Blanche, George W. Bush.

"La menace est réelle (...) Il est temps d'agir", a martelé la ministre à la sécurité intérieure pour expliquer cette décision, mettant en exergue "des niveaux inacceptables de trafic de drogue, de gangs dangereux et d'immigration illégale (...) à notre frontière sud".

Partie le 25 mars de Tapachula, à la frontière du Guatemala, la caravane, qui inclut des femmes, des enfants et des personnes âgées, se trouve depuis le début de la semaine sur un terrain de sport à Matias Romero, dans l'Etat d'Oaxaca. Selon l'un des leaders du groupe, 80% d'entre eux viennent du Honduras, les autres du Guatemala, du Salvador et du Nicaragua.

L'ONG Peuple sans frontières organise depuis 2010 ce type de caravane pour dénoncer le sort des migrants qui traversent le Mexique en proie à de nombreux dangers, entre des cartels de la drogue qui les enlèvent ou les tuent et des autorités qui les rançonnent. Mais elle reconnaît avoir été dépassée par la taille de cette caravane cette année.

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ATS