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Pas autant de démonstrations entre Donald Trump et Angela Merkel qu'avec Emmanuel Macron, mais quand même...

Keystone/EPA/JIM LO SCALZO

(sda-ats)

Trois jours après Emmanuel Macron, le président américain Donald Trump a reçu vendredi la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison Blanche. Avec beaucoup moins de décorum mais les mêmes désaccords marqués, du dossier nucléaire iranien aux tarifs douaniers.

La chancelière allemande assise à ses côtés dans le Bureau ovale, le président américain a loué "une femme extraordinaire". Il a assuré, en dépit de réels moments de tensions au cours de l'année écoulée, avoir toujours eu d'"excellentes relations" avec elle.

Les deux dirigeants se sont brièvement serré la main dans le Bureau ovale, mais leurs retrouvailles n'ont, sans surprise, pas donné lieu aux embrassades, tapes dans le dos et signes ostensibles de complicité affichés par le président américain et son homologue français en début de semaine.

La brève visite de Mme Merkel contraste avec la "visite d'Etat" à laquelle M. Macron a eu droite, entre tapis rouge et dîner fin avec tarte aux nectarines infusée de miel de la Maison Blanche. Sur le fond, les discussions entre le président américain, au pouvoir depuis 15 mois, et la chancelière allemande, qui a obtenu un quatrième mandat à l'issue de plusieurs mois de tractations dont elle est ressortie affaiblie, s'annoncent particulièrement tendues.

"Pas suffisant"

Donald Trump n'a donné aucun signe de vouloir assouplir sa position sur l'accord sur le nucléaire iranien, en martelant que Téhéran "n'aurait pas la bombe atomique". "Je ne vais pas disserter sur le fait que j'utiliserai ou pas la force militaire", a dit le président américain pendant une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande.

"Mais je peux vous dire ceci, ils (les Iraniens) ne vont pas fabriquer d'armes nucléaires. Ça je peux vous l'assurer, OK? Ils ne vont pas fabriquer d'armes nucléaires. Vous pouvez compter là-dessus".

"Nous sommes d'avis que le JCPOA est une première étape qui a contribué à ralentir leurs activités sur cet aspect en particulier (...), mais nous pensons aussi, d'un point de vue allemand, que cela n'est pas suffisant pour s'assurer que les ambitions de l'Iran soient maîtrisées et contenues", a déclaré Mme Merkel en utilisant l'acronyme anglais de cet accord.

A défaut de percée visible sur l'Iran, la chancelière a tenté d'apaiser les tensions commerciales entre les deux pays, après que M. Trump a répété devant la presse qu'il entendait "corriger" le déficit commercial des Etats-Unis avec l'Europe. "Nous avons besoin d'une relation réciproque, que nous n'avons pas. Nous y travaillons et nous voulons qu'elle soit plus juste et la chancelière veut la rendre plus juste", a dit le président américain.

Accord commercial bilatéral?

Alors qu'Emmanuel Macron a vanté pendant sa visite d'Etat les mérites du multilatéralisme, Angela Merkel a semblé prendre le contre-pied du président français en se disant ouverte à l'idée de négocier un accord commercial bilatéral entre l'Allemagne et les Etats-Unis. "Nous voulons un commerce respectueux du système commercial multilatéral de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) mais nous devons reconnaître que depuis de nombreuses années, l'OMC a été incapable de produire des accords internationaux."

"Je pourrais donc très bien envisager de telles négociations (bilatérales) avec les Etats-Unis", a-t-elle dit, non sans avoir salué au passage la réforme fiscale adoptée en fin d'année dernière par le Congrès américain, estimant qu'elle a augmenté l'attractivité des Etats-Unis pour les investisseurs étrangers.

Avant que la chancelière ne parte pour Washington, Berlin avait dit s'attendre à l'application des tarifs douaniers américains sur les importations d'acier et d'aluminium au 1er mai, date d'expiration de l'exemption temporaire de l'Union européenne. L'Allemagne veut cependant négocier un ensemble de mesures élargi à d'autres industries.

Un responsable de la Maison Blanche avait prévenu de son côté que les Etats-Unis mettraient la pression sur l'Allemagne concernant les déficits commerciaux qui "présentent un risque pour la stabilité économique mondiale".

Friction sur l'OTAN

Autre sujet de divergence entre Washington et Berlin le niveau insuffisant des dépenses militaires allemandes et de sa contribution au budget de l'OTAN. Aux côtés de Donald Trump, Angela Merkel a insisté sur le fait que la part du produit intérieur brut (PIB) consacré par l'Allemagne à ses dépenses militaires allait atteindre 1,3% en 2019, "en hausse par rapport aux années précédentes".

"L'OTAN est fantastique, mais elle aide plus l'Europe qu'elle nous aide", a déclaré M. Trump. "Les autres pays devraient payer plus. Je ne parle pas que de l'Allemagne. Les autres pays devraient payer plus. Nous protégeons l'Europe, et cependant nous payons bien plus que tout le monde", a-t-il affirmé.

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ATS