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La France attendait mercredi l'arrestation du suspect des tueries visant des militaires et des juifs dans la région de Toulouse. Le jeune Français d'origine algérienne qui se réclame du jihadisme est retranché dans un immeuble, assiégé par les policiers. Il évoquait une reddition "en fin de soirée".

Le principal suspect des tueries qui ont fait sept morts a revendiqué ses actes dans la négociation avec les policiers. Ce Français de 23 ans se réclame d'Al-Qaïda et a affirmé qu'il avait mis la France "à genoux". L'homme a également revendiqué avoir agi seul à chaque attaque.

Il a échangé à plusieurs reprises des coups de feu avec les policiers du RAID, une unité d'élite qui parlemente avec lui depuis près de quinze heures. L'opération a commencé peu après 03h00 mercredi. Deux policiers du RAID ont été blessés et un troisième a vu son casque atteint par une balle.

Une voiture remplie d'armes

Le présumé tueur affirme qu'il planifiait le meurtre de deux fonctionnaires de police et d'un militaire. Il a cité pêle-mêle sa volonté de venger la mort de Palestiniens dans le conflit avec Israël et de punir la France pour avoir envoyé des troupes en Afghanistan.

"Il a déclaré vouloir se rendre (...) dans l'après-midi ou la soirée. Maintenant, c'est plutôt en fin de soirée", a expliqué le procureur, qui a détaillé la manière dont l'enquête avait permis d'identifier le suspect.

Les forces de l'ordre ont découvert devant son domicile une voiture remplie d'armes, sur ses indications. Des produits pouvant servir à la fabrication d'explosifs ont été trouvés dans la voiture de son frère, dit-on de source syndicale policière.

Sarkozy parle d'"exécution terroriste"

Le président français Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu à Montauban, non loin de Toulouse, pour rendre hommage aux trois militaires tombés sous les balles du tueur au scooter, après être passé par Toulouse, a parlé lors de la cérémonie d'"exécution terroriste". "Ces crimes ne demeureront pas impunis", a-t-il dit en demandant d'éviter la "vengeance".

Le chef d'Etat s'était auparavant rendu à la caserne Pérignon de Toulouse, près de l'immeuble où est retranché le suspect. Dans la matinée, M. Sarkozy avait réuni à Paris des représentants de la communauté juive et du culte musulman "pour montrer que le terrorisme ne parviendra pas à fracturer notre communauté nationale".

Le suspect a revendiqué le meurtre d'un rabbin et de trois enfants dans une école juive de Toulouse lundi dernier et ceux de trois militaires la semaine précédente.

ATS