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La cour d'appel de Monastir, dans l'est de la Tunisie, a confirmé lundi la peine de sept ans et demi de prison pour un jeune dessinateur tunisien. Il avait posté des caricatures du prophète Mahomet sur sa page Facebook, a indiqué une source judiciaire. Son avocat juge la sentence "particulièrement sévère".

L'avocat du jeune homme, Me Ahmed Msalmi, n'exclut pas de se pourvoir en cassation. Il a dit à l'AFP une fois la décision tombée: "nous sommes conscients de l'importance du respect de la chose sacrée mais le jugement est particulièrement sévère et n'est pas conforme aux droits de l'homme".

Critique

"Un jugement aussi sévère peut être considéré comme une forme de torture", a poursuivi l'avocat. Il a déploré que la cour d'appel n'ait pas accédé à la demande de la défense d'une expertise médicale du jeune homme. "L'accusé souffre de troubles du comportement, il y aussi des conditions sociales à prendre en compte", a-t-il dit, rappelant que M. Mejri était au chômage depuis six ans.

En première instance, un autre jeune de Mahdia, Ghazi Béji, avait aussi été condamné par contumace à la même peine. Il avait pris la fuite après l'arrestation de Jabbeur début avril et mène depuis une vie de clandestin en Europe, de la Grèce à la Roumanie.

ATS