Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le financement privé-public demandé par economiesuisse pour la construction d'un deuxième tunnel routier au Gothard n'est pas du goût de la Confédération. Proposé dans une étude de faisabilité, le péage envisagé serait très difficile à instaurer et peu attrayant pour les automobilistes.

"Cette solution est trop chère pour les conducteurs", a déclaré mercredi le directeur de l'Office fédéral des routes (OFROU) Rudolf Dieterle devant la presse à Berne. Economiesuisse avait publié lundi une étude calculant qu'une société privée pourrait entièrement financer et exploiter un deuxième tube au Gothard.

21 francs la traversée

L'organisation faîtière de l'économie prônait un péage de 21 francs en moyenne par passage. Pour M. Dieterle, les avantages de ce système varient fortement selon le point de vue: pour un investisseur bien doté financièrement, il est très intéressant. Pour les automobilistes, il n'est en revanche guère avantageux.

Le tunnel routier actuel du Gothard doit être assaini jusqu'en 2025, mais au plus tard en 2035. Les divers scénarios envisagés prévoient sa fermeture totale au trafic pendant 900 jours ou partielle pendant près de 1300 jours, soit trois ans et demi.

L'étude d'economiesuisse part du principe qu'une société privée commencerait par percer un deuxième tube, puis rénoverait le premier. Elle exploiterait ensuite les deux tubes, dont une seule voie serait utilisée.

Problème politique

Selon M. Dieterle, ce n'est pas le problème financier qui est primordial: il appartient à la politique de décider rapidement si l'assainissement du Gothard doit se faire avec ou sans deuxième galerie. "Ensuite seulement il nous faudra un projet définitif et réalisable".

Selon des estimations concordantes du Conseil fédéral et d'economiesuisse, la construction d'un deuxième tube coûterait un peu plus de 2 milliards de francs.

ATS