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Six trains Eurostar ont été bloqués ou ont dû regagner leur gare de départ dans la nuit de mardi à mercredi en France. Ils ont été gênés par l'intrusion de migrants sur les voies SNCF en gare de Calais, en direction du tunnel sous la Manche.

"Il y a six Eurostar bloqués à l'entrée du tunnel, parce qu'il y a des intrus sur les voies à l'entrée française du tunnel, c'est sur le site d'Eurotunnel", a indiqué le service de communication d'Eurostar, la société ferroviaire dont les trains assurent les liaisons entre Londres et Paris ou Bruxelles. Il a précisé que les incidents avaient débuté vers 22h30. La circulation était de nouveau possible vers 01h30, la zone ayant été libérée par la police.

Eurotunnel a tenu à faire savoir qu'"il n'y a pas de migrants qui se sont introduits dans le tunnel sous la Manche". "Les migrants étaient sur les voies SNCF de la gare de Calais et non pas dans le tunnel sous la Manche", a insisté un porte-parole.

Quelque 3000 migrants, venus principalement d'Afrique, sont présents à Calais et ses environs et cherchent régulièrement à passer en Angleterre, qu'ils considèrent souvent comme un Eldorado.

"Réduire à zéro"

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé mercredi que son objectif était de "réduire à zéro" les intrusions de migrants dans le tunnel sous la Manche. Il a souligné que leur nombre avait "diminué considérablement". Interrogé sur Europe 1 après la pagaille sur le trafic Eurostar, M. Cazeneuve a reconnu un "point faible" en gare de Calais-Fréthun dans le dispositif de sécurisation du tunnel sous la Manche.

Selon lui, plus de 1000 éloignements de migrants qui étaient en situation irrégulière et qui ne relevaient pas de l'asile en France ont été effectués depuis le début de l'année. A Calais, 20 filières ont été démantelées, aboutissant à l'interpellation de 500 personnes.

En France, depuis le début de l'année, "ce sont 3300 personnes appartenant à des filières qui font de la fraude documentaire, qui aident des migrants irréguliers à passer, que nous avons arrêtés et judiciarisé", a ajouté M. Cazeneuve.

ATS