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Des affrontements ont fait mardi huit morts parmi les soldats turcs et 18 dans les rangs des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie, selon des services de sécurité. Les séparatistes ont attaqué simultanément trois postes militaires.

Les combats, dont le bilan est le plus lourd depuis plusieurs mois, se sont produits dans la province d'Hakkari, frontalière de l'Irak et de l'Iran. Une centaine de combattants du PKK ont lancé des attaques simultanées à l'aube contre des postes d'observation militaires, tuant huit soldats et faisant 19 blessés.

Dans des affrontements ultérieurs, l'armée turque a tué 18 hommes du PKK, ont fait savoir les services du premier ministre turc.

"Le mouvement terroriste veut saper le climat de confiance et de stabilité et poursuivre ses attaques sanglantes et inhumaines", a déclaré le président turc Abdullah Gül. Il a évoqué les initiatives d'Ankara pour répondre aux revendications de la minorité kurde.

Appel à l'arrêt des hostilités

Le dirigeant du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), formation turque pro-kurde fréquemment accusée de collusion avec les insurgés, a lancé un vibrant appel au PKK pour qu'il cesse les hostilités.

"Le PKK doit mettre fin à ses opérations armées, de quelque sorte qu'elles soient. Le gouvernement (turc) doit aussi suspendre ses activités militaires. Il faut laisser une chance à une solution politique", a dit le président du BDP, Selahattin Demirtas.

"Il faut que cette guerre s'arrête. Assez de morts! On ne peut pas rester là, les bras croisés, en regardant notre jeunesse s'entretuer", a-t-il ajouté.

Le général Necdet Ozel, chef d'état-major de l'armée turque, est aussitôt allé sur place en compagnie d'officiers supérieurs de la gendarmerie, a rapporté la presse. Le ministre de l'Intérieur et le vice-premier ministre s'y sont également rendus.

ATS