La présidentielle turque prévue fin juin ne peut être "crédible" que si les libertés fondamentales sont garanties, selon l'ONU. Le Haut-commissaire aux droits de l'homme a appelé mercredi à Genève à la levée de l'état d'urgence appliqué depuis deux ans dans ce pays.

Un scrutin "crédible" ne peut avoir lieu dans un environnement où une opposition au parti au pouvoir "est pénalisée si gravement", affirme Zeid Raad al-Hussein. L'état d'urgence lancé après le coup d'Etat avorté de 2016 avait été reconduit le lendemain de l'annonce de la présidentielle anticipée.

Une trentaine de journalistes supplémentaires au moins sont détenus depuis quelques semaines pour terrorisme. "La présence policière lourde et des arrestations" durant des manifestations ces derniers jours ont aussi à nouveau montré les "limitations graves" des libertés fondamentales, explique M. Zeid.

Sans Etat de droit, la légitimité du scrutin où Recep Tayyip Erdogan se présente à nouveau serait en cause, selon lui. Il y a moins de deux mois, le Haut-Commissariat avait dénoncé "de profondes violations de droits de l'homme contre des centaines de milliers de personnes" en Turquie.

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