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La croissance de l'économie turque a ralenti au 2e trimestre et pourrait encore plus boire la tasse sur le reste de l'année, en raison notamment de la chute brutale de la livre (archives).

KEYSTONE/EPA/ERDEM SAHIN

(sda-ats)

La Turquie a vu sa croissance ralentir à 5,2% au deuxième trimestre en glissement annuel, selon les chiffres officiels publiés lundi, alors que les économistes avertissent d'un risque de récession sur fond de nouvelle chute brutale de la livre turque.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Turquie a ainsi nettement ralenti par rapport au premier trimestre où il avait augmenté de 7,3%, selon l'Office national des statistiques (Tüik).

Or, les données du deuxième trimestre précèdent la crise de la livre turque survenue en août et qui a conduit de nombreux économistes à prévoir une récession pour la fin de l'année.

La forte croissance depuis mi-2017 "a été accompagnée par une accumulation de déséquilibres macroéconomiques", a affirmé Capital Economics dans une note à ses clients. "Le déficit des comptes courants s'est creusé à plus de 6% du PIB, ce qui a rendu la livre vulnérable à une liquidation", a poursuivi le cabinet d'études.

La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année, dont près de 20% en août, une chute aggravée par une crise diplomatique avec les Etats-Unis et l'annonce de sanctions réciproques.

Appel à la hausse des taux

Un dollar s'échangeait lundi vers 09H00 GMT contre 6,45 livres turques, la monnaie locale perdant ainsi environ 1% de sa valeur face au billet vert par rapport à vendredi soir.

Les économistes mettent en garde depuis des mois contre une surchauffe de l'économie, en raison d'un taux de croissance élevé, du creusement du déficit des comptes courants et d'une inflation qui a frôlé les 18% en rythme annuel en août.

Ils appellent notamment à une hausse significative des taux d'intérêts pour lutter contre l'inflation mais le président turc Recep Tayyip Erdogan défend l'inverse afin de soutenir la croissance.

Dans une note à ses clients la semaine dernière, ABN Amro prévoyait une contraction de 0,5% dès le dernier trimestre 2018, puis de 5,5% au premier trimestre 2019.

Capital Economics prévoit pour sa part une récession dès le troisième trimestre 2018.

Les marchés attendent attentivement une décision jeudi sur une éventuelle hausse des taux d'intérêts, après que la banque centrale a indiqué être prête à prendre "les mesures nécessaires".

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ATS