Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Vingt-quatre soldats turcs ont été tués mardi dans des attaques multiples de rebelles kurdes à la frontière irakienne, a indiqué le Premier ministre turc. L'armée turque est entrée en Irak pour pourchasser les assaillants jusque dans leurs bases arrières.

L'OTAN, dont la Turquie est membre, le président américain Barack Obama et la haute représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton ont eux condamné les attaques menées par le PKK.

Ces heurts ont également fait 18 blessés parmi les soldats turcs. Recep Tayyip Erdogan a confirmé au sortir d'une réunion d'urgence avec plusieurs de ses ministres et des responsables militaires que des troupes d'élite étaient entrées en territoire irakien pour pourchasser les assaillants "comme le permet le droit international".

Il a aussi fait état d'"opérations d'envergure" à la frontière irakienne contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Mise en garde

"Nous ne céderons jamais, que tout le monde le comprenne bien", a-t-il dit. M. Erdogan, qui a annulé une visite au Kazakhstan, a encore ajouté que ces attaques ne changeront en rien la résolution de son gouvernement de régler l'épineux conflit kurde par des moyens démocratiques.

Les attaques simultanées de plusieurs groupes armés du PKK ont eu lieu dans huit points des localités de Cukurca et de Yüksekova, dans la province de Hakkari, selon une source de sécurité locale.

Selon les médias, plusieurs centaines de commandos turcs ont pénétré jusqu'à 4 kilomètres en Irak pour empêcher que les rebelles ne se replient vers leurs bases dans la montagne irakienne. Le PKK a de son côté menacé la Turquie.

"L'armée turque sera frappée plus fort si elle essaie de mener des opérations militaires à l'extérieur des frontières turques", a déclaré mercredi à l'AFP un porte-parole du PKK, Ahmed Deniz, depuis le nord de l'Irak.

ATS