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Selon le dernier bilan fourni jeudi par les autorités turques, le séisme qui a secoué dimanche la province de Van a fait 534 morts et 2300 blessés. Les secours et les sinistrés doivent affronter l'arrivée de la neige alors que l'aide internationale s'organise.

Dans la ville de Van, des sinistrés ont commencé jeudi à déserter les camps de toile érigés à leur intention par le Croissant-Rouge turc, préférant regagner leurs maisons malgré les risques récurrents d'effondrements. Ils voulaient échapper au froid mordant et à l'arrivée de la neige annoncée jusqu'à la fin de la semaine.

Les équipes de secours redoutaient depuis plusieurs jours le début des précipitations. Celles-ci pourraient ralentir les opérations et rendre difficile l'utilisation des équipements électriques. L'arrivée du froid risque aussi de provoquer des noyades et favoriser l'hypothermie pour les personnes encore ensevelies.

A Ercis, ville la plus durement touchée, des habitants ont formé une file longue de plus d'un kilomètre et demi avec l'espoir d'obtenir des tentes et des couvertures distribuées par l'armée.

Au chevet

Au total, ce sont quatorze pays et deux agences de l'ONU qui doivent fournir de l'aide car la Turquie a actuellement bien du mal à assurer un logement provisoire aux sinistrés. Le vice-président de l'AKP, le parti au pouvoir en Turquie, a chiffré jeudi à 115'000 le nombre de tentes nécessaires pour les sans-abris.

A Van, où la distribution de l'aide semble poser problème, les recherches d'éventuels survivants sont terminées alors qu'elles se poursuivaient encore à Ercis.

"Le véritable pillard, c'est l'AKP" (le parti au pouvoir en Turquie), s'est indigné un vieil homme à l'agence Reuters. Selon lui, l'aide reçue à Van est distribuée aux familles de fonctionnaires et de policiers et "les gens ordinaires n'obtiennent rien".

ATS