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Un ancien chef d'état-major de l'armée turque a passé sa première nuit en prison pour son implication présumée dans une campagne visant à discréditer le parti AKP du premier ministre Erdogan. Il s'agit du dernier épisode du conflit de pouvoir opposant l'armée au gouvernement.

Le général, qui a quitté le service actif en 2010, est le plus haut gradé impliqué dans l'enquête sur le réseau Ergenekon, un groupe ultranationaliste que les procureurs turcs accusent de complot contre le gouvernement.

Après sept heures d'audience, le militaire, qui a parlé de "tragicomédie", a quitté le tribunal d'Istanbul pour être conduit vers la prison de Silivri. C'est là que sont jugés, dans un tribunal construit spécialement pour l'occasion, les centaines de personnes impliquées dans l'affaire Ergenekon, révélée il y a cinq ans.

Trois coups d'Etat en 20 ans

Avant le général, aucun chef d'état-major de la puissante armée turque, qui a mené trois coups d'Etat entre 1960 et 1980, n'avait été entendu en tant que suspect dans une affaire criminelle relevant de la justice civile.

Le réseau Ergenekon est accusé par le parquet d'être à l'origine de plusieurs conspirations contre le gouvernement AKP de Recep Tayyip Erdogan. Parmi les centaines de suspects détenus actuellement dans le cadre de cette affaire figurent d'anciens officiers supérieurs, des universitaires, des avocats et des journalistes.

Cette affaire est considérée comme l'une des facettes de la lutte d'influence que se livrent l'AKP, formation conservatrice issue de la mouvance islamiste modérée, et l'armée, garante depuis Atatürk de la laïcité turque.

ATS