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En France, les chauffeurs de taxi avaient mené des actions coup de poing contre UberPOP l'été dernier.

Keystone/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

Uber France a été condamné jeudi par la justice française à 800'000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, pour son application controversée de transports entre particuliers UberPOP. Cette application est suspendue depuis juillet en France par le géant américain.

Deux dirigeants ont également été condamnés. Le directeur d'Uber pour l'Europe de l'Ouest à l'époque des faits, Pierre-Dimitri Gore-Coty s'est vu infliger 30'000 euros d'amende. Cette amende est de 20'000 euros pour le directeur général d'Uber France Thibaud Simphal. Un sursis a été accordé pour la moitié de ces amendes.

Uber va faire "immédiatement" appel de sa condamnation, a annoncé un porte-parole. La société et les deux dirigeants ont été déclarés coupables principalement des délits d'"organisation illégale d'un système de mise en relation de clients" avec des chauffeurs non-professionnels, complicité d'exercice illégal de la profession de taxi et pratique commerciale trompeuse.

Ces peines sont inférieures aux réquisitions du parquet, qui avait demandé un million d'euros d'amende contre Uber France, de 70'000 à 50'000 euros d'amende contre les deux dirigeants, et une interdiction de gérer pendant cinq ans.

Au terme de la lecture détaillée des motivations du jugement, la présidente a souligné que les prévenus se sont rendus coupables de "violations réitérées et durables" de loi, rappelant les troubles et incidents lors des manifestations de taxis contre UberPOP. La magistrate a également souligné qu'Uber n'a suspendu UberPOP qu'après le placement en garde à vue de ses dirigeants.

Les 38 parties civiles, dont plusieurs syndicats de taxis, demandaient au total 114 millions d'euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 5,2 millions pour le préjudice moral. Mais le tribunal n'a retenu que le préjudice moral, et a alloué des montants qui se chiffrent en dizaines de milliers d'euros.

ATS