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Uber a enquêté sur 215 plaintes au total (archives).

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

Uber a renvoyé 20 salariés, a indiqué l'entreprise américaine. Des centaines de personnes se sont plaintes auprès de la société, dont certaines pour harcèlement sexuel, mais aussi discrimination ou intimidation.

"Nous avons enquêté sur 215 plaintes au total, qui étaient liées à de la discrimination, du harcèlement sexuel, des comportements déplacés, de l'intimidation, du harcèlement, des mesures de rétorsion ou bien relatives à des questions de sécurité", a expliqué par écrit un porte-parole du numéro un mondial de la réservation de voitures avec chauffeur.

"Les plaintes émanaient de salariés du monde entier mais la plupart venaient de personnes basées à San Francisco", où se trouve le siège de l'entreprise, a-t-il précisé.

Lorsque des plaintes étaient "confirmées" par ses investigations, Uber a "pris des mesures rapides et claires", a-t-on assuré de même source, insistant sur le fait que la société, qui a déjà fait face à des révélations sur la culture sexiste et violente qui y régnerait, "agit en permanence et avec rigueur depuis plusieurs mois" sur ces sujets.

Démissions

Le directeur technique d'Uber, Amit Singhal, avait démissionné fin février, contraint au départ pour avoir caché la plainte pour harcèlement sexuel qui l'avait visé chez Google, son précédent employeur. Au moment de cette démission, Uber était déjà accusé par certains employés de tolérer une culture sexiste, violente et de débauche.

Plusieurs cadres d'Uber ont démissionné ces derniers mois. L'entreprise, qui n'est pas cotée en Bourse, est valorisée à hauteur de 70 milliards de dollars (66,8 milliards de francs), sur la base des levées de fonds réalisées auprès d'investisseurs.

Toutefois, l'entreprise accumule aussi les pertes. Sans oublier les controverses avec les taxis, ses propres chauffeurs et les autorités de plusieurs villes.

ATS

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