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UBS affine sa stratégie avec une sérieuse cure pour sa banque d'affaires. Cause de déboires, elle perdra 2000 de ses 18'000 emplois d'ici à fin 2016, soit 400 de plus que prévu en août, et verra ses actifs pondérés en fonction des risques réduits de moitié à 145 milliards de francs. A la clôture de la Bourse suisse, le titre UBS affichait une petite hausse de 0,48%.

La banque a affiné, jeudi à New York lors de sa journée des investisseurs, la stratégie ébauchée le 24 septembre, à l'annonce de la démission de son directeur général Oswald Grübel. Son nouveau patron Sergio Ermotti a réaffirmé un recentrage sur la gestion de fortune internationale et la banque universelle en Suisse.

UBS veut renforcer sa position de gérant de fortune en s'appuyant sur une banque d'affaires (Investment Bank) "plus focalisée, moins complexe et utilisant moins de capital". L'établissement compte également sur une "solide" activité dans la gestion d'actifs (Global Asset Management) pour garantir sa croissance.

Stratégie d'expansion

UBS va désormais privilégier les investissements dans les produits et les régions (Suisse, Europe, Etats-Unis et Asie-Pacifique) à même de satisfaire la nouvelle stratégie d'expansion, notamment dans la gestion de fortune. Celle-ci porte pour l'heure sur une valeur de près de 1400 milliards de francs d'actifs investis.

La banque vise un afflux net d'argent frais de 3 à 5% par an. Le nombre des conseillers à la clientèle sera accru de 500 environ pour atteindre 4700.

Dans la banque d'affaires, qui concentre l'attention depuis l'affaire du trader indélicat à Londres, UBS réduira de moitié les actifs pondérés en fonction des risques de l'activité, selon les normes de Bâle III. Ils passeront de près de 300 milliards de francs à 145 milliards d'ici à cinq ans, en grande partie en 2012 déjà.

ATS