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Le conseiller fédéral Ueli Maurer estime que le risque terroriste a augmenté en Suisse. Il craint que des individus proches du djihad aient rejoint l'Europe en se mêlant au flux migratoire. Les requérants d'asile sont intensivement contrôlés.

Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) et le Service de renseignement de la Confédération (SRC) collaborent à cet effet, a indiqué le ministre de la défense dans une interview publiée samedi dans la Basler Zeitung. Pour certains pays de provenance, l'examen est systématique alors que pour d'autres, les dossiers ne sont transmis au Service de renseignement par le SEM qu'en cas de soupçon.

Les contrôles ne pourront jamais être infaillibles, a prévenu Ueli Maurer. Les possibilités de recoupement des données du Service de renseignement sont clairement limitées. La personne qui entre dans l'espace Schengen peut ensuite se déplacer assez librement. Le risque réel viendrait des réfugiés qui ont atteint l'Union européenne et qui pénètrent en Suisse.

Le ministre de la défense estime que les temps sont devenus plus dangereux. Le risque d'escalade dans le cadre d'une guerre suprarégionale n'est pas exclu. Le potentiel d'une guerre conventionnelle entre les deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Russie est cependant faible, avance Ueli Maurer. Ces pays n'en ont pas les moyens.

Les menaces du Proche-Orient

Le Proche-Orient est devenu plus dangereux. L'Etat islamique (EI) est plus qu'une organisation terroriste et a les approches d'un Etat, alors que les frontières actuelles se désintègrent. Le caractère imprévisible du conflit est très grand.

Une guerre économique entre l'Est et l'Ouest fait actuellement rage et l'insécurité prédomine en Europe. La politique suisse n'a pas assez conscience de ces thèmes, contrairement au peuple.

Grâce à l'alliance de la droite, la situation s'est améliorée pour l'armée suisse, a continué le ministre de la défense. On parle aujourd'hui d'un budget de cinq milliards et de 100'000 hommes. Cela pourrait être plus, estime Ueli Maurer. En cas de menace, il n'y aurait à disposition que cinq compagnies d'infanterie, deux compagnies de protection et de sauvetage ainsi qu'une compagnie sanitaire.

Seuls 4000 hommes composent l'armée actuellement en service. Son département est en train d'améliorer la formation et le degré de disponibilité. Cela prend du temps. Les connaissances sur le déroulement d'une mobilisation ont été en grande partie perdues, selon le conseiller fédéral Ueli Maurer.

ATS