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Ueli Maurer ne se montre pas inquiet du peu de soutien de la population suisse aux avions de combat. Il se dit même optimiste en cas de votation. Un sondage a montré que seulement un quart des personnes interrogées étaient favorables à cet achat.

Le conseiller fédéral met cette perception erronée sur le compte des articles parus dans la presse sur cette acquisition. "Les médias ont critiqué cette décision et la première réaction de la population consiste à suivre cette idée", a déclaré Ueli Maurer dans une interview à la "Neue Luzerner Zeitung" parue mardi. Cela "peut encore être corrigé", selon le ministre de la défense.

Votation pas avant 2013

Le ministre n'attend pas une éventuelle votation avant la deuxième moitié de 2013. Aujourd'hui, la discussion se focalise sur le prix des remplaçants des Tigers F-5, sans rien connaître des prestations du futur avion.

"Lorsqu'on ne connaît pas les détails, le réflexe de précaution penche d'abord vers le non", selon lui. Et d'ajouter: "Nous devons maintenant informer et convaincre". "A une époque où l'insécurité de la population augmente, les gens remarquent que des avions sont nécessaires", relève M. Maurer.

Avions superflus

Selon un sondage publié dimanche dans la "Zentralschweiz am Sonntag", près de deux tiers des Suisses jugent superflue l'acquisition de nouveaux avions de combat. Ils sont même 82% à refuser que cette acquisition se fasse au détriment d'économies dans les autres départements.

C'est le Parlement qui a décidé de cette acquisition et de la hausse du budget. Suivant la décision du législatif, le gouvernement a proposé fin novembre d'acheter 22 jets suédois de type Gripen pour 3,1 milliards de francs. La gauche a déjà annoncé que si les autorités ne soumettaient pas cet achat au référendum, elle lancerait une initiative pour l'empêcher.

ATS