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Ueli Maurer a discuté à Hong Kong de l'échange automatique d'informations.

KEYSTONE/AP/VINCENT YU

(sda-ats)

Ueli Maurer a effectué une halte à Hong Kong, à l'issue d'un voyage de huit jours qui l'a mené à Pékin, Shanghai et Singapour. Il en a profité pour évoquer l'échange automatique d'informations dans le domaine fiscal avec ses homologues de la cité portuaire.

Le chef du Département des finances (DFF) s'est entretenu mercredi avec le secrétaire hongkongais aux finances KC Chan, ainsi qu'avec des représentants de l'autorité monétaire et de réglementation des marchés de la Ville-Etat.

Le conseiller fédéral était accompagné d'une délégation comprenant des représentants de la FINMA, de la Bourse suisse, de l'Association suisse des banquiers, des milieux financiers et du monde de l'assurance.

"La Suisse et Hong Kong ont de nombreux points communs: tous deux sont des petits pays, avec une place financière forte, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Hong Kong. Nous avons abordé les divers points sur lesquels nous pouvons collaborer dans une atmosphère cordiale."

Informations échangées dès 2019

En tête de ceux-ci figure un accord sur l'échange automatique d'informations en matière fiscale. "Nous prévoyons de le signer sous peu, a relevé Jörg Gasser, le secrétaire d"État aux questions financières internationales. Cela permettrait de démarrer la récolte d'informations en 2018 et d'effectuer un premier échange en septembre 2019."

En tant que places financières de taille, Hong Kong et la Suisse ont tout intérêt à créer un environnement qui place tout le monde sur un pied d'égalité, a-t-il précisé. KC Chan et Ueli Maurer ont en outre abordé les questions de sécurité informatique qui se posent lorsqu'on échange de si grandes quantités de données.

Pas la place pour grandir

"Si Hong Kong intéresse la Suisse, c'est aussi car il s'agit d'une porte d'entrée pour investir en Chine", a poursuivi le conseiller fédéral. L'un des principaux objectifs de ce voyage asiatique était en effet de promouvoir la place financière helvétique dans l'empire du Milieu. "Les banques suisses comme UBS ou Credit Suisse sont déjà présentes en Chine, a-t-il fait remarquer. Mais elles aimeraient pouvoir y grandir davantage."

La Chine interdit notamment aux établissements financiers de détenir plus que 49% d'une coentreprise dans le domaine des Securities (valeurs mobilières). "Nous avons abordé cette question avec nos homologues chinois et leur avons indiqué que nous souhaiterions aller au-delà de cette limite", a dit Jörg Gasser. UBS s'apprête à faire passer ses parts dans la coentreprise qu'elle a établie dans le pays en 2006 de 25 à 49%.

A l'assaut de la Route de la Soie

A l'inverse, les banques chinoises souhaitent elles aussi s'implanter en Suisse. Après China Construction Bank et Industrial and Commercial Bank of China, Shanghai Pudong Development Bank ou Bank of China pourraient être les prochaines. "Nous avons évoqué ces deux scénarios avec nos interlocuteurs chinois", a confirmé le secrétaire d"État.

Ce voyage, au cours duquel le chef du DFF a effectué plus de 30 rencontres bilatérales, a en outre permis d'aborder les contributions que la Suisse pourrait apporter au projet "One Belt, One Road", qui a pour but de promouvoir les investissements le long de l'ancienne Route de la Soie.

"Nous avons une forte expertise dans le domaine des grands projets d'infrastructure, grâce à des entreprises comme ABB et Oerlikon, ainsi que dans celui des prêts bancaires, de l'assurance et de la réassurance", a détaillé Jörg Gasser.

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ATS