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L'ex-Première ministre et opposante ukrainienne, Ioulia Timochenko, a annoncé mardi avoir entamé une grève de la faim en prison. Elle dit avoir été frappée par des gardiens lors de son transfert à l'hôpital.

Ioulia Timochenko a été ramenée en prison dimanche après avoir refusé de se faire soigner pour de fortes douleurs au dos dans l'hôpital de Kharkiv, où elle avait été transférée de force vendredi. Elle avait expliqué ne pas avoir confiance dans les médecins employés par l'Etat ukrainien.

Elle affirme mardi dans un communiqué que trois gardiens de prison l'ont frappée pour la forcer à quitter sa cellule.

"Ils se sont approchés de mon lit, m'ont tordu les bras et recouverte d'un drap. Puis ils ont commencé à me tirer de force hors du lit enroulée dans le drap. J'avais mal, j'étais désespérée et j'ai commencé à me défendre comme j'ai pu. J'ai alors reçu un puissant coup de poing dans l'abdomen", dit-elle dans un communiqué. "J'ai cru que je vivais mes derniers instants", dit-elle.

Démenti

Son avocat a de son côté déclaré que sa cliente avait entamé une grève de la faim vendredi pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation ukrainienne.

"Ses bras sont couverts de contusions, son ventre porte des traces de coups qui n'ont toujours pas disparu, même après quatre jours", a-t-il également dit.

L'administration de la prison a démenti avoir employé la force contre Ioulia Timochenko, a rapporté l'agence de presse Interfax. Le procureur régional de Kharkiv a également démenti ces accusations, disant toutefois que Ioulia Timochenko avait été forcée à quitter sa cellule vendredi.

"La loi (...) autorise le personnel de prison à recourir à la force physique : (les gardiens) l'ont soulevée, portée jusqu'à la voiture et emmenée à l'hôpital", a-t-il dit.

ATS