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Ukraine: pas de décision avant jeudi sur le sort de Iatseniouk

Ce contenu a été publié le 26 juillet 2014 - 12:42
(Keystone-ATS)

Le Parlement ukrainien se réunira jeudi en session extraordinaire pour décider du sort du Premier ministre, dont la démission a plongé le pays dans l'incertitude politique. Il se penchera aussi sur le déploiement dans l'Est de la mission policière internationale dans le cadre de l'enquête sur le crash de l'avion malaisien.

La décision a été prise vendredi soir lors d'une rencontre entre le président ukrainien Petro Porochenko, le Premier ministre Arseni Iatseniouk et le président du Parlement Olexandre Tourtchinov, a annnoncé la présidence dans un communiqué.

Une partie de cette séance parlementaire se déroulera "à huis clos" pour discuter de l'enquête sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses largement montrés du doigt comme responsables de cette tragédie.

Toujours des corps sur le site du crash

Les députés doivent notamment ratifier des accords sur l'envoi d'une mission policière internationale conclus entre Kiev, les Pays-Bas et l'Australie, qui ont perdu respectivement 193 et 28 de leurs ressortissants.

Les rebelles n'ont jusqu'à présent pas réagi à un tel déploiement d'hommes armés, mais ils se sont dits réticents quant à une présence massive d'étrangers sur le site du crash. Cela alors que selon le Premier ministre australien Tony Abbott, des restes de corps se trouveraient toujours sur le site de la chute de l'avion.

"C'est la présence de ces corps qui fait qu'il est plus important que jamais qu'une mission internationale soit déployée sur ce site", a déclaré M. Abbott.

Elections anticipées

M. Porochenko a par ailleurs dit "espérer pouvoir continuer de travailler" avec Arseni Iatseniouk qui a claqué la porte jeudi après la dissolution de la coalition gouvernementale au Parlement en vue d'élections anticipées en octobre souhaitées par le chef de l'Etat.

Il a expliqué sa décision par le refus de députés de soutenir des réformes impopulaires, mais indispensables pour obtenir les crédits occidentaux pour un pays au bord de la faillite.

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