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C'est lorsqu'un ado rencontre des difficultés dans la vraie vie que le risque d'addiction à Internet est le plus grand. Les activités "offline" deviennent alors d'autant plus importantes pour faire face aux échecs et vivre des moments gratifiants (photo symbolique).

KEYSTONE/AP dapd/NIGEL TREBLIN

(sda-ats)

La plupart des enfants et des adolescents entre 12 et 19 ans ont un rapport sain à Internet. Un mineur sur dix souffre en revanche d'addiction problématique à la toile. La dernière étude James de la haute école zurichoise ZHAW et de Swisscom le révèle.

Malgré la multiplication des supports de contenus numériques, smartphones et tablettes en tête, près de 80% des membres la jeune génération utilise Internet de manière "non problématique", écrit la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) dans son rapport publié mardi. Douze pourcents en ont, en revanche, une consommation "risquée" et 9% même "problématique".

Ces derniers montrent des signes d'addiction en l'absence d'un appareil leur donnant accès à Internet. Ils perdent tout contrôle en surfant en ligne et trompent parfois leur famille pour leur cacher leur consommation.

Autre constat des chercheurs: les ados au comportement problématique à la base utilisent aussi plus souvent Internet, regardent davantage la télévision ou pratiquent aussi davantage des jeux vidéo. Ils aussi davantage tendance à propager de la violence dans les médias sociaux ou ont, eux-même, déjà été victimes de cybermobbing.

Hobbys "offline" importants

Il est important de protéger ses enfants contre les comportements problématiques en ligne, souligne l'étude. Les parents sont appelés à encourager les activités qui permettent aux ados de se sentir compétents, de rencontrer le succès et de recevoir des marques d'approbation. Faire de la musique ou de la peinture, bricoler, s'occuper d'animaux en sont des exemples, tout comme la lecture.

Le risque de dépendance à Internet est d'autant plus grand lorsque les enfants et les ados sont en difficulté dans "la vraie vie". Recevoir des "likes" dans les médias sociaux ou obtenir des points dans les jeux vidéos devient alors particulièrement attirant.

En pratiquant des activités hors ligne ("offline"), enfants et ados apprennent en outre à faire face à des échecs passagers de manière souveraine et à ne pas compenser des sentiments négatifs par la consommation de médias, estiment les chercheurs.

Fixer des règles en famille

Réduire le nombre d'appareils se trouvant à portée de main des enfants à la maison permet aussi de limiter les risques d'addiction. Les experts appellent donc les parents à fixer des règles avec leurs enfants dans l'usage de supports numériques et ce, avant même de leur acheter un smartphone ou une tablette.

A cet égard, le rôle d'exemple des parents est en outre non négligeable. Les chercheurs les encouragent donc à remettre en question leur propre consommation de médias, voire de demander l'avis à leurs enfants ce sujet.

Publication pour les parents

Enfants et adolescents doivent apprendre à utiliser correctement les médias numériques et savoir comment se protéger des dangers, commente Louisa Sang, spécialiste en prévention, citée dans un communiqué de l'organisation Addiction Suisse. Il faut redonner confiance aux parents dans leur rôle éducatif face à un phénomène qu'ils connaissent parfois moins bien que leurs enfants. Addiction Suisse met une publication de leur disposition sur son site.

L'étude James de la ZHAW est menée tous les deux ans sur mandat de Swisscom. Elle est basée sur une enquête menée auprès de 1000 adolescents dans toute la Suisse.

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ATS