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Un policier afghan se tient près du lieu où un adolescent s'est fait exploser dans le quartier diplomatique de Kaboul.

KEYSTONE/AP MH/MASSOUD HOSSAINI

(sda-ats)

Un adolescent s'est fait exploser mardi dans la "zone verte" dans le quartier diplomatique de Kaboul. L'attaque a fait au moins cinq morts et vingt blessés.

Revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) sur la messagerie Telegram, cette opération est un coup sévère porté à la crédibilité des autorités et du président Ashraf Ghani. Les ambassades avaient sommé le gouvernement de renforcer la sécurité du quartier diplomatique après l'attentat au camion piégé du 31 mai, le pire dans la capitale afghane depuis 2001.

Kamikaze à pied

L'attaque s'est produite vers 16h00 (12h30 en Suisse), à l'heure de la sortie des bureaux, au milieu des piétons et des cyclistes. Il "a été perpétré par un kamikaze à pied, âgé de douze à treize ans", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish.

Le garçon, qui avait été initialement annoncé à moto, s'est fait exploser au deuxième barrage de contrôle fermant la "zone verte". Le quartier, protégé par de hauts murs de béton, abrite des institutions internationales et la plupart des légations occidentales.

L'air a été aussitôt envahi de poussière et d'une fumée très dense. Civils et policiers se sont rués sur le site pour évacuer les victimes. "J'étais à 100 mètres quand l'explosion s'est produite, j'ai accouru sur place et j'ai vu plusieurs personnes gisant dans leur sang", a confié un témoin à la télévision Tolo, dont les locaux sont adjacents. "C'était horrible".

Nombreuses ambulances

Le quartier et la route principale y conduisant ont été entièrement bouclés par les forces de l'ordre, alors que de très nombreuses ambulances se précipitaient sur place.

La cible de l'attentat pourrait avoir été le bureau du protocole du ministère de la Défense, selon son porte-parole Dawlat Waziri. S'il assure qu'aucun membre du personnel ne fait partie des victimes, il ne précise toutefois pas si les bureaux ont été endommagés. Une source occidentale proche des lieux a également confirmé cette hypothèse.

Forces de sécurité corrompues?

Il s'agit du premier attentat à l'intérieur de la zone verte de Kaboul, cinq mois exactement après celui du 31 mai, qui avait fait au moins 150 morts et 400 blessés. Officiellement, la sécurité a été fortement renforcée en ville depuis cette attaque, en particulier dans ce quartier, à la demande des délégations étrangères. Plusieurs d'entre elles ont d'ailleurs réduit leur personnel.

De nombreux check-points ont été dressés, ainsi que des portiques interdisant le passage des camions. Mais selon une source de sécurité occidentale, qui affirme l'avoir signalé à plusieurs reprises aux responsables afghans, "ce check-point était de loin le plus laxiste des points d'accès à la zone verte".

Selon un communiqué, le président Ghani a "ordonné une enquête minutieuse". Elle vise à déterminer comment le kamikaze a pu s'infiltrer dans la zone.

"Cette attaque est évidemment problématique, l'enquête devra montrer s'il y a eu, ou non, corruption parmi les forces de sécurité", a estimé Vanda Felbab-Brown, chercheuse de la Brookings Institution à Washington.

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ATS