Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un agriculteur à Boncourt (JU) connaît une mésaventure plutôt insolite. Il se retrouve à devoir nourrir et héberger depuis des mois 33 chevaux qui ne lui appartiennent pas. Leur propriétaire n'a plus donné signe de vie et n'a pas non plus payé la pension des animaux.

"Je suis au bout", a expliqué Michel Prêtre, revenant sur des informations parues dans plusieurs médias. L'agriculteur ajoulot a dû puiser dans ses propres réserves pour nourrir les 33 chevaux: une tonne de foin et 500 kg de paille par jour. "Je n'ai plus de fourrage".

Michel Prêtre a affirmé qu'il n'avait toujours pas été payé par le propriétaire des chevaux. "Il n'a plus donné signe de vie depuis le mois de décembre", a assuré cet agriculteur qui accueille les 33 équidés en pension depuis le mois d'octobre 2014.

Plainte à la police

"Je déposerai lundi une plainte pénale avec la Protection suisse des animaux à la police jurassienne notamment pour non-assistance aux animaux". Plusieurs personnes lui ont affirmé avoir reconnu sur des photos diffusées sur Facebook des animaux qui leur appartiendraient. "Mais il est exclu que je laisse les chevaux partir".

Pour le moment, cet éleveur de bisons ne voit aucune solution à cette affaire. Il ne peut pas vendre les chevaux, car ceux-ci ne lui appartiennent pas. Il a expliqué qu'il s'était déjà adressé à la vétérinaire cantonale et au Ministère public jurassien. "Mais personne ne bouge", a-t-il affirmé visiblement dépité.

Situation complexe

Pour le service vétérinaire cantonal, cette affaire ressort du droit privé et concerne un problème financier. "Si effectivement il y a un abandon et que personne ne s'occupe de ces animaux, à ce moment-là le service vétérinaire est compétent pour agir", a indiqué sur Radio Fréquence Jura (RFJ) la vétérinaire cantonale Anne Ceppi.

"Notre rôle n'est pas d'aider l'agriculteur, mais d'éventuellement prononcer un séquestre si l'on constate que plus personne ne s'occupe de ces chevaux", a ajouté Mme Ceppi, qui relève que ce n'est pas le cas pour le moment. L'agriculteur devient donc malgré lui le responsable des animaux puisqu'ils sont chez lui. Le service vétérinaire n'a pour le moment pas réussi à atteindre le propriétaire des animaux.

Elan de solidarité

Depuis que l'histoire a été relatée sur les réseaux sociaux, Michel Prêtre bénéficie d'un élan de solidarité, en particulier de Suisse alémanique. Des dizaines de bénévoles se sont pressés ce week-end dans son exploitation pour apporter des soins aux animaux, comme le nettoyage des sabots ou le brossage.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS