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L'ancien ambassadeur suisse Dominik Langenbacher propose d'instaurer des visas de travail pour les Africains, à l'image des greencards utilisées par les Etats-Unis (image symboliqe).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Il faut à la Suisse une nouvelle politique d'immigration pour faire face à la crise migratoire en Europe, selon Dominik Langenbacher. Interrogé par le Blick, l'ancien ambassadeur suisse propose d'instaurer des visas de travail pour les Africains.

En matière d'immigration, la Suisse ne s'est trop longtemps concentrée que sur l'asile, souligne l'ex-diplomate dans une interview parue samedi dans le quotidien alémanique. En parallèle à la libre circulation avec l'Europe, elle n'a pas développé de politique d'immigration pour le reste du monde, estime celui qui a représenté la Suisse dans plusieurs pays africains.

Et d'ajouter que de nombreuses personnes issues de ces pays ne peuvent pas prétendre à l'asile, ce qui ne les empêche pas de partir. "Les gens migrent parce qu'ils trouvent de meilleures conditions chez nous. Ils viennent, même si nous construisons des murs et des camps de réfugiés", assure-t-il.

Dominik Langenbacher connaît bien le continent. Il a notamment travaillé comme coordinateur de l'ONU pour la Somalie et a été ambassadeur en Somalie, en Ethiopie et en Côte d'Ivoire. Il verrait bien un système à l'image de celui utilisé aux Etats-Unis. Ces derniers gèrent l'immigration à l'aide de "greencards", c'est-à-dire des permis de travail.

Pas de permis sans travail

L'ancien diplomate explique que la Suisse pourrait attribuer des visas de la manière suivante: toute personne qui en souhaite un doit disposer d'une certaine somme, par exemple 20'000 francs. Elle a ensuite six mois pour trouver un travail en Suisse. Durant cette période, les migrants n'auraient le droit à aucune prestation sociale.

Les personnes qui parviennent à trouver un emploi pour subvenir à leurs besoins peuvent rester, les autres doivent quitter la Suisse. On ne pourra tarir le flux croissant de migrants qu'en leur signalant clairement: "Tu peux venir, mais tu dois travailler."

Dominik Langenbacher estime que la plupart des candidats à l'émigration parviendraient à réunir la somme demandée. Souvent, leur famille y contribue dans l'espoir qu'ils envoient ensuite de l'argent en retour. L'ancien diplomate souligne que les migrants paient des milliers de francs aux passeurs.

Situation "intolérable" en Libye

De lundi à jeudi, la ministre de la justice Simonetta Sommaruga a effectué un voyage en Afrique du Nord. En Tunisie et au Niger, pays de transit pour de nombreux migrants et réfugiés, elle a pu se rendre compte de l'ampleur des défis liés à la crise des réfugiés.

Au nord du Niger, elle a notamment visité un centre de transit de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Elle s'est entretenue avec des personnes en fuite, qui lui ont fait part de leur expérience et notamment de leur traversée de la Libye. La conseillère fédérale juge la situation dans ce pays "intolérable".

La protection des migrants en Libye sera le thème principal de la troisième rencontre du groupe de contact pour la Méditerranée centrale. Mi-novembre, la Suisse organisera l'événement auquel la Tunisie prendra également part.

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ATS