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Le procès d'un ancien sous-directeur de la Banque cantonale vaudoise (BCV) s'est ouvert lundi à Lausanne. Entre 1995 et 2001, l'homme est soupçonné d'avoir accordé des crédits hypothécaires et des prêts contraires aux intérêts de la BCV, lui causant un préjudice de 4,5 millions de francs.

Le financier est principalement accusé d'escroquerie et de faux dans les titres. Quatre complices doivent comparaître à ses côtés. En raison de l'absence des deux principaux accusés, qui ne se sont pas présentés à l'audience après avoir changé d'avocat, les débats ont été suspendus jusqu'à mardi.

Opérations frauduleuses

Le principal accusé a travaillé au sein de la Banque cantonale vaudoise de 1993 à 2002. Nommé sous-directeur en 1999, il s'est vu confier la charge d'importants portefeuilles de crédits immobiliers dès octobre 2000.

Dans le cadre de sa fonction, il pouvait décider librement des crédits à octroyer à ses clients. Entre 1995 et 2001, dans le cadre de la gestion de certains dossiers dont il avait la charge, il a permis à certains clients d'obtenir indûment des crédits.

Selon les enquêteurs, il a en particulier surévalué les garanties fournies à l'appui de demandes de crédit, exagéré les prix d'achat de biens immobiliers que souhaitaient acquérir certains clients, et communiqué de fausses informations sur la part de fonds propres de ses clients aux services internes de la banque.

De l'argent en retour

Il aurait aussi utilisé ou autorisé l'utilisation des crédits à d'autres fins que celles mentionnées dans les protocoles de crédits. Dans les mêmes circonstances, il a permis à un proche, qui doit comparaître à ses côtés, de bénéficier indûment de plusieurs prêts hypothécaires. En contrepartie aux opérations effectuées, il s'est vu remettre des montants variant entre 5'000 et 15'000 francs par plusieurs de ses clients.

Au matin de l'ouverture des débats, l'ancien sous-directeur a adressé un fax à la présidente du Tribunal correctionnel de Lausanne pour annoncer qu'il entend changer d'avocat et souhaite obtenir un délai pour préparer sa défense. Son frère a effectué une démarche similaire vendredi.

ATS