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Le virus Ebola a un taux de mortalité élevé (archives).

KEYSTONE/AP CDC/FREDERICK MURPHY

(sda-ats)

Des chercheurs ont découvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d'un survivant de la dernière épidémie en Afrique. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un premier vaccin doté d'une efficacité étendue.

Elle est publiée jeudi dans la revue américaine Cell. Il n'y a pas encore de vaccin ou de traitement commercialisé pour prévenir ou traiter cette infection au taux de mortalité élevé.

L'épidémie la plus étendue s'est produite dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest entre 2013 et 2016, faisant plus de 11'000 morts sur les 29'000 personnes infectées.

Les anticorps, qui ciblent et neutralisent des agents pathogènes et des toxines, sont aujourd'hui considérés comme les traitements les plus prometteurs contre Ebola. Toutefois, la plupart de ces thérapies sont efficaces contre seulement une seule souche d'Ebola.

"Un pas important"

Ainsi, l'antiviral le plus avancé pour combattre Ebola, appelé "ZMappTM", un cocktail de trois anticorps, ne cible que la souche Zaïre du virus, mais se révèle sans effet contre les souches du Soudan et du Bundibugyo.

Puisqu'il est impossible de prédire laquelle de ces souches sera à l'origine de la prochaine épidémie, l'idéal est de mettre au point une seule thérapie capable de traiter ou de prévenir une infection contre toutes les souches connues d'Ebola, explique Zachary Bornholdt, un scientifique du laboratoire Mapp Biopharmaceutical.

"Notre découverte est un pas important pour atteindre ce but", estime Kartik Chandran, professeur d'immunologie à la faculté de médecine Albert Einstein à New York, un des principaux auteurs.

Ces chercheurs ont pu déterminer que sur les 349 anticorps isolés dans le sang d'un survivant de l'infection lors de la dernière épidémie, deux pouvaient bloquer toutes les souches connues du virus Ebola dans des cultures de tissus humains en laboratoire.

Les deux anticorps en question ont protégé des souris et des furets qui avaient été exposés à des doses mortelles des trois principales souches d'Ebola.

ATS

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