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Un arrêt immédiat de la centrale de Mühleberg pourrait être coûteux

Ce contenu a été publié le 19 avril 2014 - 13:33
(Keystone-ATS)

Un oui à l'initiative "Mühleberg à l'arrêt" le 18 mai pourrait coûter un demi-milliard de francs en dommages et intérêts à payer aux actionnaires, estime le groupe BKW. Ce sont les contribuables qui devraient passer à la caisse, avertit la patronne des BKW Suzanne Thoma.

Les Forces motrices bernoises avaient annoncé en automne dernier vouloir fermer la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) en 2019. Cette décision est définitive, a confirmé Mme Thoma samedi dans une interview au quotidien "Berner Zeitung".

L'initiative, déposée en 2012 et qui sera soumise au corps électoral bernois le 18 mai, demande un arrêt immédiat de la centrale: "irréaliste", selon la directrice des FMB. De toute manière, l'arrêt ne peut débuter qu'en 2019: l'entreprise et les autorités concernées ont besoin des prochaines années pour garantir un arrêt sûr de l'installation.

Aux antinucléaires qui affirment que l'arrêt immédiat de Mühleberg permettrait d'économiser de l'argent, parce que les bas prix de l'électricité ne couvrent pas les coûts de production, Suzanne Thoma rétorque que la centrale est rentable. Les économies ne seraient que de l'ordre de 20 à 30 millions de francs.

La majeure partie des coûts fixes reste même après l'arrêt du réacteur. Or une centrale active livre quelque 120 millions de francs au résultat de l'entreprise, calcule Mme Thoma.

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