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Au moins 25 personnes ont été tuées et 32 blessées mardi dans une explosion qui a ravagé des bureaux de l'administration locale à Zaria, dans le nord du Nigeria. En l'absence de revendication, les premiers soupçons se portaient sur le groupe islamiste Boko Haram.

"L'engin explosif, très vraisemblablement porté par un kamikaze, a explosé dans les locaux administratifs du district et tué 25 personnes, dont un enfant de deux ans", a indiqué le gouverneur de l'Etat de Kaduna, Nasir el-Rufai. Dans un précédent bilan, il avait fait état de 20 tués.

L'explosion a frappé en milieu de matinée les bureaux de l'administration locale où des instituteurs et d'autres fonctionnaires se faisaient enregistrer, a indiqué un employé de cette administration.

"Nous appelons notre peuple à rapporter toute personne suspecte aux agents de la force publique, aux leaders traditionnels et religieux", a déclaré le gouverneur el-Rifai. "Les autorités de l'Etat de Kaduna travaillent avec les agences de sécurité fédérales qui prennent les mesures préventives pour faire front à ces terroristes", a-t-il ajouté.

Zaria, à 75 km au nord de Kaduna, a déjà été la cible d'attaques des militants islamistes de Boko Haram. Le groupe a multiplié ses opérations dans le nord du Nigeria ces dernières semaines.

Attentat manqué à Kano

Un attentat suicide commis par une femme près d'un poste militaire dans le nord-est a fait le même jour quatre tués, ont dit des témoins.

"La femme (...) est descendue (d'un véhicule) près d'un poste de contrôle militaire à Sabon Gari (un village à environ 110 km de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, NDLR) où elle s'est fait exploser, tuant quatre autres personnes", a dit à l'AFP l'un d'entre eux.

Lundi soir, une jeune fille de 13 ans a perdu la vie dans un attentat-suicide manqué près d'une grande mosquée de Kano, la plus importante ville du nord du Nigeria, à 200 km au nord de Zaria. L'adolescente aurait été tuée par les explosifs qu'elle transportait.

Selon un porte-parole de la police locale, la jeune fille, qui est la seule victime, avait pour cible la mosquée Umar Ibn al Khattab. D'après des témoins, elle traversait une rue lorsque s'est produite l'explosion, tout près d'un rond-point à 200 mètres de l'édifice religieux.

"La mosquée était vraisemblablement son objectif, mais les explosifs se sont déclenchés prématurément", selon une source policière. Cette attaque porte, elle aussi, la marque de Boko Haram, responsable d'une vague de violences qui a provoqué la mort de 200 personnes au Nigeria la semaine passée.

Dimanche, au moins 44 personnes ont péri dans deux attentats dans la ville de Jos dans le centre du pays.

ATS