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L'Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat au camion piégé qui a fait des dizaines de morts jeudi à Bagdad. L'attaque a visé un marché bondé dans un quartier chiite de la capitale irakienne.

Dans un communiqué, l'EI a salué une "opération bénie qui a permis aux soldats de l'Etat islamique de faire exploser un camion piégé" à Sadr City. Le groupe djihadiste sunnite précise avoir visé l'armée et des miliciens postés dans ce quartier populaire. L'EI cible souvent les chiites, qu'il considère comme hérétiques.

Selon un officier de police, un camion frigorifique chargé d'explosifs a explosé vers 06h00 (05h00 suisses) sur le marché de Djamila, l'un des plus importants de vente de denrées alimentaires en gros de Bagdad. "De nombreuses personnes ont été tuées et des restes de corps ont été projetés sur le toit de bâtiments environnants", a-t-il expliqué.

Bilan incertain

Aucun bilan officiel n'était disponible à la mi-journée. Citant des sources policières et médicales, l'agence Reuters a fait état d'au moins 76 morts, alors que l'AFP parlait de 38 victimes.

Cette attaque, l'une des plus meurtrières à Bagdad depuis l'entrée en fonctions du Premier ministre Haïdar al Abadi il y a un an, a également fait plus de 200 blessés, selon des sources médicales.

Des journalistes sur place ont pu voir des fruits et légumes mélangés à des pièces métalliques baignant dans le sang dans le cratère provoqué par l'explosion dans ce marché. L'explosion a également tué des chevaux qui tiraient des carrioles chargées de fruits et légumes.

Colère contre le gouvernement

Des riverains en colère se sont rendus sur les lieux et certains d'entre eux ont crié le nom de leurs proches disparus tandis que d'autres lançaient des slogans hostiles au gouvernement. "Nous tenons le gouvernement pour responsable, pleinement responsable", a déclaré l'un des hommes présents dans la foule.

Haïdar al Abadi est arrivé au pouvoir l'été dernier à la suite d'un quasi-effondrement de l'armée régulière devant l'avancée de l'EI, qui semblait alors sur le point de fondre sur la capitale.

ATS