Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La trêve à Sanaa entre partisans et adversaires du président Ali Abdallah Saleh n'aura été que de courte durée. Des violences ont fait quinze morts mardi dans la capitale et à Taëz, dans le sud-ouest du pays.

"La trêve n'a pas été respectée une seule seconde", a affirmé un opposant. "Nos demeures sont sous les bombardements en ce moment", dans le nord de Sanaa, a-t-il ajouté. Une source tribale a de son côté affirmé que les bombardements ont fait un mort et neuf blessés parmi les partisans des deux chefs tribaux.

Les troupes de M. Saleh sont accusés de ne pas respecter cette trêve annoncée de source gouvernementale et qui était supposée entrer en vigueur en milieu d'après-midi. Un correspondant de l'AFP a confirmé que les tirs d'armes automatiques et d'obus de mortier n'ont pas cessé dans la capitale.

Avant l'annonce de la trêve, Sanaa a connu une nouvelle marche sanglante contre M. Saleh pendant laquelle trois protestataires ont été tués et 40 blessés par les tirs de soldats loyalistes.

A Taëz, huit personnes, dont un enfant de sept ans, une femme et un policier, ont été tuées, selon des sources médicales. Le ministère de l'Intérieur a pour sa part annoncé que quatre policiers au total ont été tués et dix ont été blessés.

Manifestants pris sous le feu

Des manifestants à Sanaa, plusieurs milliers, avaient tenté de se diriger vers le quartier d'Al-Qaa, tenu par les forces fidèles au président, lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri des forces de M. Saleh.

Taëz, un autre foyer de la contestation, à 270 km au sud-ouest de Sanaa, a vécu une journée de bombardements et d'affrontements entre des combattants tribaux, ralliés aux opposants et les troupes du chef de l'Etat. Outre les onze morts, 33 civils ont été blessés dans cette ville.

Des obus de mortier tirés par les forces du régime ont atteint des dizaines de maisons, provoquant la panique et forçant les écoles à fermer.

ATS